Articles avec #election presidentielle tag

Publié le 4 Mai 2017

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

 

Edito: Quinze années de division des salariés et de déréglementation du travail, de laminage, sont passées par là, qui ont nourri le vote pour le FN.

La colère et la désespérance sont compréhensibles.

Et la banalisation du FN, sa présence au second tour, catastrophique en soi, n'est malheureusement pas une surprise.

Cela explique en partie qu'il n'y a pas, comme en 2002, de grandes manifestations.

Mais ce n'est pas avec Emmanuel Macron, qui promet la continuité, que nous parviendrons à contrecarrer Marine Le Pen.

J'appel à ce qu'aucune voix ne se porte sur la candidate du FN mais je ne peux appeler à voter Macron.

D'un côté, nous avons une candidate qui divise les travailleurs; de l'autre, un candidat qui les met en concurrence.

Quel que soit l'élu, les salariés vont payer cher.

Nous n'aurons pas d'autre choix que d'opposer des luttes, nécessairement massives, à ce président.

Les cinq prochaines années se passeront dans la rue. 

C'est pourquoi je partage avec tous mes camarades de la CGT mais aussi l'intersyndicale l'objectif de la continuité du 1er mai qui vient de passer c'est à dire revendicatif.

Un temp pour dire: "Ni division ni concurrence"

 

Cédric Mimille

Voir les commentaires

Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #edito, #actualite, #élection 2017, #election presidentielle

Repost 0

Publié le 27 Avril 2017

Résultat définitif du sondage auprès des militants CGT sur le vote au deuxième tour de l'élection présidentielle 2017.

Quel choix avons nous camarades ?
Quel choix avons nous camarades ?

Voir les commentaires

Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #election presidentielle, #élection 2017

Repost 0

Publié le 8 Janvier 2017

Un monde à changer

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

 

LEUR AMIS, FORTUNÉS, ET LES NÔTRES.

 

L’ancienne ministre de Hollande Aurélie Filipetti a déclaré que Macron était «le candidat du grand capitalisme financier».

C’est sans doute vrai... mais il n’est pas le seul: en France comme dans les autres pays, le capital financier a en permanence plusieurs fers au feu, à droite comme à gauche.

Mais, il est exact que du côté de Macron, les millions ont commencé à ruisseler. Samedi 10 décembre, Emmanuel Macron a ainsi tenu un grand meeting parisien.

Coût de l’initiative: 400000 euros. Comment finance-t-il toutes ces dépenses, lui qui n’a pas le soutien d’un parti politique?

Certes, son mouvement «En marche!» se targue de 120000 membres... mais l’adhésion y est gratuite!

Au départ, outre l’argent qu’il avait gagné dans la banque, Macron a bénéficié du soutien d’Henry Hermand, grande fortune basée sur la grande distribution.

Mais depuis qu’il a décidé de se lancer dans la politique pour son propre compte, Macron a utilisé toutes les ficelles possibles pour récolter des fonds.

Paris Match a assuré qu’en mai dernier, alors qu’il était encore ministre de l’Économie, Macron «aurait levé près de 10 millions de livres sterling» (environ 12,75 millions d’euros) lors d’un déplacement à Londres.

L’ancien ministre a ainsi organisé plusieurs dîners, à Londres ou à New York. Pour y participer, chaque convive doit débourser 7500 euros, ce qui fait relativement cher le plat.

Mais ce prix est juste une manière déguisée de récolter le don maximum autorisé par la loi qu’un particulier peut faire à un parti politique, soit effectivement 7500 euros...

Ainsi va la politique…Elle est plus facile pour qui s’adresse à des gens capables de mettre 7500 euros dans un repas.

Notre camp social, ce sont les milliers de personnes qui, chacune à leur façon, luttent pour un autre monde que celui de la finance. Les seules ressources pour financer nos luttes, ce sont les cotisations de nos militantEs qui pensent que nous sommes utiles à notre camp social.

Voir les commentaires

Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #élection 2017, #election presidentielle, #politique

Repost 0

Publié le 29 Novembre 2016

Fillon a donc remporté le premier tour de la primaire de la droite avec 46,1 % des voix, devançant largement Juppé (28,6 %)... et renvoyant Sarkozy à ses « passions privées » comme il l’a lui-même déclaré. Il sera donc certainement le héraut de la droite la plus réactionnaire dans la prochaine présidentielle…

Ses électeurs ont reconnu en Fillon un politique conséquent : le plus à même de mettre en œuvre la politique économique ultra-libérale et le projet sociétal très conservateur auxquels ils aspirent.

L’ultra libéralisme au pouvoir

Si les réalisations sont à la hauteur des promesses, ils ne seront pas déçus... La retraite sera à 67 ans pour toutes et tous, fonctionnaires et salariéEs du privé. Les agents du public travailleront 39 heures par semaine, mais il reste un flou sur la question du nombre d’heures qui leur seront payées : 35 ou 37 heures par semaine ?! Il remettra en cause aussi la durée légale du temps de travail : la règle sera donc la négociation entreprise par entreprise, dans la limite de 48 heures hebdomadaires correspondant à la norme européenne.

Pour les patrons, ce sera Noël tous les jours : baisse de leurs cotisations de 60 milliards d’euros, suppression de l’ISF et flax tax de 30 % sur les revenus du capital. L’impôt baissera pour les riches puisque le peu de progressivité de celui-ci va être revu à la baisse. Il faut dire qu’avec la braderie monstrueuse des services publics, le gouvernement aura moins besoin de l’impôt : 600 000 postes seront supprimés pendant le quinquennat...

Enfin, au programme, des privatisations... avec pour modèle celles qu’il a lui-même réalisées, et qu’il juge très modestement « une vraie réussite : la privatisation de France Télécom »...

Un projet de société très conservateur

Fillon promet aujourd’hui de réécrire la loi Taubira sur le mariage pour toutes et tous, de « remettre la famille au cœur des politiques publiques, la création d’un réel statut de la mère au foyer et une ouverture plus grande du nombre d’écoles catholiques ». Il assure également qu’« en France, il y a un problème lié à l’islam ». Il se réjouit que les crèches aient droit de cité partout sur le territoire car « c’est une victoire française »

Parmi ses réseaux de soutien les plus engagés et dont l’efficacité n’est plus à démontrer, on trouve l’association « Sens commun » proche de la Manif pour tous, association composée essentiellement de catholiques intégristes. Ils ont réalisé un gros travail de terrain, dont 200 meetings, pour faire gagner leur favori. Et Fillon de se réclamer d’une « laïcité raisonnable » qui satisfait pleinement ces cathos traditionalistes.

Enfin, il annonce une baisse drastique dans l’accueil déjà faible des migrantEs.

La haine de classe

Devant un forum d’associations très libérales début septembre, il va « parler avec franchise » : son modèle, c’est Thatcher car « c’est elle qui a remis debout l’économie britannique »...

Sa méthode pour faire passer un programme aussi réactionnaire ? Utiliser toutes les possibilités autoritaires contenues dans la Constitution de 58, notamment les ordonnances qui seront prises dès l’été 2017 s’il est élu. Réduire la « démocratie » parlementaire par la diminution du nombre de parlementaires et de leurs sessions. Et mater (à la Thatcher ?) toute résistance ouvrière et populaire. Il juge que celles-ci ont été surestimées par un pouvoir socialiste faible, et que lui les musellera sans difficulté, en envoyant la gendarmerie.

S’il est élu, son arrogance de classe et la brutalité de ses propositions vont rendre plus nécessaire encore l’audace et la cohérence de notre combat. « C’est la lutte finale » ?

Cédric Mimille

Voir les commentaires

Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #election presidentielle, #actualite, #politique

Repost 0