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Publié le 4 Mai 2017

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

 

Edito: Quinze années de division des salariés et de déréglementation du travail, de laminage, sont passées par là, qui ont nourri le vote pour le FN.

La colère et la désespérance sont compréhensibles.

Et la banalisation du FN, sa présence au second tour, catastrophique en soi, n'est malheureusement pas une surprise.

Cela explique en partie qu'il n'y a pas, comme en 2002, de grandes manifestations.

Mais ce n'est pas avec Emmanuel Macron, qui promet la continuité, que nous parviendrons à contrecarrer Marine Le Pen.

J'appel à ce qu'aucune voix ne se porte sur la candidate du FN mais je ne peux appeler à voter Macron.

D'un côté, nous avons une candidate qui divise les travailleurs; de l'autre, un candidat qui les met en concurrence.

Quel que soit l'élu, les salariés vont payer cher.

Nous n'aurons pas d'autre choix que d'opposer des luttes, nécessairement massives, à ce président.

Les cinq prochaines années se passeront dans la rue. 

C'est pourquoi je partage avec tous mes camarades de la CGT mais aussi l'intersyndicale l'objectif de la continuité du 1er mai qui vient de passer c'est à dire revendicatif.

Un temp pour dire: "Ni division ni concurrence"

 

Cédric Mimille

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #edito, #actualite, #élection 2017, #election presidentielle

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Publié le 5 Octobre 2016

Le dessin de Besse

Le dessin de Besse

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement

 

Ce lundi 3 octobre France 3 diffusait en prime-time un documentaire intitulé " Juppé, le ressuscité".

Alain Juppé vu par Franz-Olivier Giesbert,ça donne un portrait confidences (connivences) d'un homme "plus mûr, plus rond, plus patient, plus rassurant... moins arrogant". A fuir.

 

Quand on voit que l'un des acteurs majeur de la casse de la sécurité sociale et de l'hôpital publique en France ( cf ordonnances Juppé de 1995) est le chouchou des médias et des sondages concernant son accession à la fonction suprême de président de la République en 2017.

 

Cela donne à réfléchir à quelle alternative à la Gauche , la vraie. Car comme le dessin de Besse en illustration la voie que l'on voudrait que l'on prenne nous peuple de Gauche c'est de voter Juppé pour qu'entre la peste et le cholèra on choisit le moindre mal (tout semble actuellement en raison des diverses candidatures déclarées à Gauche en passe de se retrouver avec un duel Juppé ou Sarkozy contre Le Pen)

 

Le problème c'est que dans la sémantique "moindre mal" il y a mal et le mal dure depuis trop longtemps.

 

La dernière vraie victoire collective de la CGT sur le plan national c'est la lutte gagnante de la réformes des régimes spéciaux initié par le 1er ministre de l'époque Alain Juppé.

 

Car sans faire de politique au sens des parties politiques, Alain Juppé a un plan pour les salariés que nous sommes, disons assez revanchard sur les événements de 1995.( d'ailleurs la brêche ouverte par le gouvernement social-libérale sur les criminalisation de l'action syndicale et des restrictions apportées à l'exercice de nos libertés syndicales , tend à croire que sous un gouvernement droitier nos conditions de syndicalistes seront encore plus détériorées)

 

Voici les mesures "phares" dévoilées dans son livre programme "Cinq ans pour l'emploi".

 

• Emploi

«La priorité absolue, c'est l'emploi». L'ancien Premier ministre vise le plein-emploi sur cinq ans, ce qui revient à un taux de chômage de 5%, selon l'OIT. Le but est affiché: lever les freins à l'embauche. La méthode? Un «CDI sécurisé avec des motifs de licenciement prédéfinis dans le contrat de travail», le plafonnement des indemnités prud'homales, le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, la sortie des 35 heures qui, au même titre que les emplois aidés «reposent sur des principes erronés», explique le maire de Bordeaux dans Les Echos.

Pour parvenir au plein emploi, il a bâti un projet fiscal et un plan pour encourager les entreprises à embaucher.

• Baisse de charges pour les entreprises

Alain Juppé veut faire baisser les charges des entreprises. «Le crédit d'impôt compétitivité emploi devra être transformé dès 2018 en une baisse de charges pérenne, permettant d'annuler toutes les charges patronales au niveau du SMIC, soit 11 points de moins que dans la situation actuelle», assure Alain Juppé dans Les Echos. Il fera baisser, s'il est élu, le taux d'impôt sur les sociétés à 30% d'ici à 2022. «On ne va pas rester à 38% quand la moyenne européenne se situe à 22%», détaille-t-il. Côté cotisations famille à la charge des entreprises, une grande partie sera supprimée à hauteur de 10 milliards d'euros afin d'alléger le coût du travail

• ISF

Bien qu'il sache que cette mesure est impopulaire, Alain Juppé le promet: «J'abrogerai l'ISF, un impôt injuste, qui fait fuir l'argent des Français et les incite à investir ailleurs». Il réduira la taxation des revenus du capital via un prélèvement forfaitaire proche de 20%. Aujourd'hui, les revenus du capital sont en effet, plus taxés que ceux du travail.

• Retraites

L'âge de départ à la retraite sera relevé à 65 ans et les retraites seront alignées dans le public et le privé. Tout fonctionnaire embauché à partir de 2018 sera rattaché aux régimes de retraites du privé. «Concrètement, l'âge serait remonté de quatre mois par an à partir de début 2018», peut-on lire dans Les Echos. Selon Alain Juppé, «il en résultera 20 milliards d'économies dès 2022 et 30 milliards une fois la réforme achevée».

Et ce n'est pas parce qu'on augmente l'âge de départ à la retraite et que les actifs seront plus nombreux sur le marché du travail que le chômage augmentera. «Je m'inscris en faux contre toute idée de corrélation entre l'âge de départ en retraite et le taux de chômage. Les pays où l'âge de départ à la retraite est élevé ne sont pas les pays où le chômage, y compris celui des seniors, est élevé», avertit-il.

• Familles

Pour les familles qui ont subi de plein fouet la politique nocive de François Hollande, Alain Juppé prévoit «une hausse significative du plafond du quotient familial, à 2500 euros par demi-part». Pour les particuliers employeurs, les cotisations seront aussi réduites (tout comme pour les travailleurs indépendants).

• Fonction publique

Le nombre de fonctionnaires diminuera de 250.000 à 300.000. Ils sont presque 6 millions aujourd'hui. Ces baisses d'effectifs seront compensées par l'augmentation du temps de travail. Les secteurs épargnés par ces réductions d'effectif? L'Education, la Police, la Justice et la Défense. Pour autant, Alain Juppé n'est pas persuadé de la nécessité d'une réforme du statut de la fonction publique.

• Protection sociale

Si les partenaires sociaux ne parviennent pas à réaliser les économies nécessaires pour combler le déficit de l'assurance-chômage (4 milliards par an), Alain Juppé imposera la dégressivité des allocations-chômage. Quant à la santé, il publiera ses propositions dans un cahier spécial. Parmi elles, le développement des soins ambulatoires.

Côté RSA, l'ancien Premier ministre veut interdire le versement de la prestation à ceux qui refuseraient une proposition d'embauche ou de formation. Il exclut aussi l'idée des travaux d'intérêt généraux qui nécessiteraient, selon lui, 200.000 fonctionnaires pour les encadrer. Il prône le plafonnement de toutes les aides sociales.

Enfin, l'aide médicale d'Etat des étrangers sans papier (AME), coûte aujourd'hui 800 millions d'euros. «Il est normal de soigner un accidenté ou en urgence, pas tous ceux qui viennent en France uniquement parce que c'est gratuit. Il faut lutter contre ces abus», lance-t-il, toujours dans Les Echos.

• Finances publiques

Alain Juppé prévoit 85 milliards d'euros d'économies. En premier lieu, ces économies permettront de financer 28 milliards de baisses d'impôts (notamment pour les sociétés, lire ci-dessus). Alain Juppé veut aussi en finir avec les budgets systématiquement déficitaires. Il souhaite que le projet de loi de financement de la Sécu, par exemple, soit présenté chaque année en excédent ou à l'équilibre. Côté collectivités locales, l''Etat «maintiendra les dotations pour les collectivités qui réaliseront des économies et réduira celles des collectivités qui ne feront pas cet effort...»

Alain Juppé pourrait également retirer à l'Etat certaines missions. Par exemple? «L'examen du permis de conduire et la gestion de la délivrance des permis eux-mêmes qui occupent environ 4000 agents». Il pense aussi supprimer des organismes, fusionner des missions ou encore en externaliser.

• Tafta

L'Europe doit savoir dire non au Traité transatlantique si c'est nécessaire, tranche Alain Juppé.

• Nucléaire

Le nucléaire a pris une place importante dans la politique énergétique française «qui n'est pas appelée à diminuer à brève échéance», affirme Alain Juppé tout en insistant sur l'intransigeance à avoir au niveau de la sécurité des installation. Cette vision ne l'empêchera pas de développer des énergies renouvelables et améliorer l'efficacité énergétique. Il souhaite développer une stratégie globale de transition énergétique qui manque cruellement aujourd'hui à ses yeux.

• Croissance

Selon Alain Juppé, la France peut espérer une croissance autour de 2%. Pas plus car, selon lui, les pays matures ne pourront plus retrouver les rythmes de 2,5%-3%. Plus loin qu'un chiffre, Alain Juppé détaille la nature de cette croissance «COP21 compatible», «sobre en ressources rares», «fondée sur le recyclage» et non le gaspillage, «irriguée par les technologies numériques».

• L'Etat actionnaire

Alain Juppé, partisan de la cession par l'Etat de ses participations au capital des entreprises publiques estime que «l'Etat n'est pas un bon actionnaire et il n'a pas vocation à diriger des entreprises».

 

Cédric Mimille

 

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #edito, #élection 2017

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Publié le 21 Août 2016

Au delà de l'étiquette politique voilà un discours malheureusement trop peu exprimé dans les médias populaires.

 

Et le plus navrant c'est que depuis le 5 décembre 2012 rien à changer bien au contraire le verrou de Bercy est toujours là pour le rappeler car après les Panamas Papers que s'est t'il passé?

 

Il est évident et plus facile de créer sur fond d'attentats des tentions entre citoyens Français qui sont entretenues par le 1er ministre Valls et les candidats à la primaire des "Républicains".

 

Ou bien encore des programmes télé nauséabonds du genre " Rue des Allocs" de M6 qui profitent de l'ambiance de stigmatisation de nos concitoyens les plus en difficultés pour enfoncer une porte ouverte de clichés et de préjugés qu'une partie de la population prenne comme argent comptant et trouve là un écho à leur propres difficultés.

 

C'est plus facile et réducteur de penser de la sorte plutôt que de ne pas voir les différents stratagèmes législatives qui permettent l'optimisation fiscale de grandes boites multinationales afin d'alléger fiscalement leurs filiales nationales et de fait amputer une rentrée d'argent pour nous citoyens Français.

 

C'est cette logique également que l'on peut voir dans la loi travail qui dit favorise le dumping social et d'une certaine manière l'encourager et le favoriser:

 

Un accord d’entreprise permettant de baisser les salaires et/ou d’augmenter le temps de travail en dérogeant à la branche mettra à coup sûr en difficulté les autres entreprises d’un même secteur d’activité et provoquera une course vers le moins disant social.

 

Il affaiblit la représentativité contenue dans la loi de rénovation de la démocratie sociale de 2008, issue de la position commune -CGT/CFDT/Medef/CGPME du 9 avril 2008 ; représentativité indissociable pour garantir la légitimité de la négociation collective même si beaucoup reste à faire pour assurer la loyauté du dialogue social au niveau de l’entreprise, de la branche et au niveau interprofessionnel.

 

Les discussions et les argumentations ne manquent pas autour de cette foutue loi travail. C'est ma façon à moi de me remettre dans le bain de notre âpre combat quotidien pour nos conquis sociaux et nos conditions de travail.

 

Continuons le combat le 15 septembre tous ensemble on lâche rien.

 

Cédric Mimille

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales, #edito, #loi travail

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