Articles avec #actualite tag

Publié le 24 Septembre 2017

A Laurent Wauquiez qui profite de l'"assistanat".

Le candidat à la présidence de LR n'a jamais de mots assez durs contre le "cancer de l'assistanat", à savoir la protection sociale... sauf pour lui.

"Lyon Capitale" a révélé que Wauquiez, en détachement du Conseil d'Etat depuis 2004, continuait à cotiser sans y travailler!

Légal,certes.

Mais l'assistanat, c'est les autres...

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #information

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Publié le 7 Juillet 2017

Les mots sont nos armes

Quand une phrase vaut mieux qu'un grand discours

Vous pouvez retrouvez l'integralité de l'interview sur la page facebook de la Relève et la Peste

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #loi travail, #idées

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Publié le 6 Juillet 2017

Déclaration confédérale relative à la réforme du droit du travail

Déclaration de la Commission exécutive confédérale

 

Réforme du droit du travail : le double jeu du gouvernement

 

Le Gouvernement a engagé des rencontres avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme du droit du travail. Chaque organisation est reçue individuellement, en tout et pour tout six fois une heure, pour 120 ans d’histoire sociale ! La CGT a décidé de participer à ces réunions avec un double objectif

: - avoir une législation du travail renforçant les droits de l’ensemble du monde du travail (salariés et non-salariés) ;

- dénoncer l’idée selon laquelle les droits collectifs seraient responsables du chômage.

Sur la base d’un document de 15 pages, la CGT a mis sur la table des propositions allant dans ce sens. Personne ne peut donc évoquer la désertion et le refus de discuter de la CGT dans ce processus.

 

Où en est-on à ce jour ?

 

D’un côté, les syndicats sont reçus sans que le ministère ne dévoile précisément ses intentions. De l’autre, il faut lire la presse pour découvrir les principales mesures du futur projet de loi.

On y apprend, par exemple, qu’un CDI de « projet », dans la droite ligne du CPE (Contrat Première Embauche) rejeté par la rue en 2006, serait créé pour allonger dans le temps la précarité et pour supprimer toutes contraintes financières pour les employeurs. Ce n’est ni plus ni moins qu’une vieille revendication du Medef.

On y apprend également qu’il serait laissé la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d’adapter leur contrat de travail à un accord d’entreprise, même minoritaire. Dès lors, un salarié refusant une baisse de son salaire prévu dans un accord serait licencié sans possibilité de recours.

 

Et la liste est longue…

Alors que 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats ont rejeté la loi dite El Khomri, ce gouvernement veut écrire une loi pire que la précédente !

La CGT refuse de servir d’alibi ou de faire-valoir dans le cadre d’un dialogue social pipé d’avance.

Nous refusons d’ores et déjà d’entendre dire fin septembre que les ordonnances, présentées par le Gouvernement, auraient été co-élaborées avec les syndicats. C’est pourquoi notre organisation a lancé une campagne d’information, de débat mais aussi de mobilisation dans les services, les entreprises et les territoires, dans le public comme dans le privé. Ces initiatives se prolongeront tout l’été car il n’est pas question d’accepter ce marché de dupes.

La CGT considère que la mobilisation doit s’amplifier, s’ancrer sur tous les lieux de travail, dans un cadre unitaire le plus large possible. La rentrée de septembre doit être la traduction des résistances, du mécontentement et d’une volonté de changement en matière économique et sociale.

C’est pourquoi elle propose de faire du 12 septembre, une journée d’action et de grève dans toutes les entreprises et services.

Montreuil, le 27 juin 2017

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #loi travail, #mobilisation

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Publié le 29 Juin 2017

Montrons que la CGT est la seule barrière que peut rencontrer Emmanuel Macron sur son passage et montrons notre détermination et ce avant même le 12 septembre (plus d'infos à venir).

En venant à la rencontre du collectif jeunes CGT 08 le 5 juillet sur la place Ducale de Charleville-Mézières à partir de 10 h et jusque 16 h pour notamment discuter sur le thème  "combattre les idées d'extrême droite".

 

Un note d'humour sur ce chère syndicat qui renie chaque jour un peu plus les droits des salariés à la faveur des gouvernements successifs et du Medef.

 

 

"Les plus radicalisés envisageraient même de retenir leur respiration ou de taper du pied. Voire de se rouler par terre en criant. TREMBLE, EDOUARD PHILLIPE! " Source: Page Facebook Courant Anarchostalinien

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #luttes locales

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Publié le 4 Mai 2017

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

 

Edito: Quinze années de division des salariés et de déréglementation du travail, de laminage, sont passées par là, qui ont nourri le vote pour le FN.

La colère et la désespérance sont compréhensibles.

Et la banalisation du FN, sa présence au second tour, catastrophique en soi, n'est malheureusement pas une surprise.

Cela explique en partie qu'il n'y a pas, comme en 2002, de grandes manifestations.

Mais ce n'est pas avec Emmanuel Macron, qui promet la continuité, que nous parviendrons à contrecarrer Marine Le Pen.

J'appel à ce qu'aucune voix ne se porte sur la candidate du FN mais je ne peux appeler à voter Macron.

D'un côté, nous avons une candidate qui divise les travailleurs; de l'autre, un candidat qui les met en concurrence.

Quel que soit l'élu, les salariés vont payer cher.

Nous n'aurons pas d'autre choix que d'opposer des luttes, nécessairement massives, à ce président.

Les cinq prochaines années se passeront dans la rue. 

C'est pourquoi je partage avec tous mes camarades de la CGT mais aussi l'intersyndicale l'objectif de la continuité du 1er mai qui vient de passer c'est à dire revendicatif.

Un temp pour dire: "Ni division ni concurrence"

 

Cédric Mimille

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #edito, #actualite, #élection 2017, #election presidentielle

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Publié le 27 Avril 2017

Résultat définitif du sondage auprès des militants CGT sur le vote au deuxième tour de l'élection présidentielle 2017.

Quel choix avons nous camarades ?
Quel choix avons nous camarades ?

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #election presidentielle, #élection 2017

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Publié le 27 Avril 2017

Contre l’extrême droite et les politiques libérales, la riposte commence le 1er Mai

Rendez-vous le 1er mai à 10h30 place Nevers à Charleville-Mézières

 

pour la traditionnelle fête des travailleurs qui aura cette année un goût amer pour tous les salariés, privés d'emploi , retraités et les générations à venir  avec l'accession au deuxième tour de l'élection présidentielle  de personnalités politiques que nous combattons depuis de nombreuses années pour leur programme agressifs contre le droit des salariés et le droit du travail avec en bonus pour l'une d'entre elles une xénophobie exacerbée et une islamophobie notoire.

C'est pour cette raison que le camp des travailleurs doive utiliser les espaces d'expression que sont: les manifestations pour combattre ses fossoyeurs du droit du travail puisque mes camarades pendant 5 ans au moins nous allons encore braver le pavé pour tenter de riposter à ses attaques incessantes contre notre camp et espère conquérir de nouveaux droits mais cela ne peut se faire qu'avec vous.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales, #actualite, #luttes sociales

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Publié le 18 Avril 2017

Chiffre du mois

Nouvelle rubrique rapide et concise le chiffre du mois :

 

2.700.000.000€

C'est ce qu'a perdu Uber en 2016. Ce qui ne fait pas peur aux spéculateurs puisque l'entreprise a dépassé les 70 milliards de capitalisation boursière.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #chiffre du mois, #actualite, #economie

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Publié le 18 Avril 2017

A Pau, usagers, CGT et élus PCF se mobilisent pour la Palombe bleue

Le train de nuit Paris-Hendaye est plus que jamais menacé. Vendredi, les défenseurs du service public avaient rendez-vous en gare de Pau.

 

Trois cents personnes se sont rassemblées à Pau, vendredi soir, et ont accueilli en musique, sur le quai 1, la Palombe bleue à son entrée en gare. 

Ce train de nuit qui relie Hendaye et Tarbes à Paris en passant par Pau est menacé de ne plus rouler après le 1er juillet, malgré son taux d'occupation qui atteint 86% à l'arrivée de l'été.

Depuis un an la CGT, les associations d'usagers, la Convergence nationale rail et le Front de gauche se mobilisent pour que survive ce train.

Vendredi soir, aux côtés du secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur, et Olivier Dartigolles étaient aussi à la gare de Pau.

 

 

75% c'est le niveau d'autofinancement des trains de nuit, bien mieux que les TER (35%) et les Transiliens (38%)

 

 

Défendre le service public et le maillage territorial

 

"On était présent pour exprimer notre solidarité, mais aussi plus largement pour défendre le service public ferroviaire et le maillage territorial" explique le porte-parole du PCF et élu municipal palois.

"Une des préoccupations principales des Français sur le terrain, c'est leur volonté de maintenir un tissu dense de l'ensemble des services publics, des transports, de santé, des caisses d'allocations familiales, a expliqué Pierre Laurent lors de sa prise de parole à la gare. 

Les gens ne supportent plus l'abandon organisé des campagnes et de nos territoires."

La solution de remplacement promise-des cars de nuit- ne fait pas l'unanimité." Le train est efficace socialement et écologiquement, c'est la solution, a insisté Pierre Laurent.

En plus, chaque passager de car coûte trois fois plus en terme d'aides publiques que ceux des trains d'équilibre du territoire."

Les usagers étaient présents en nombre à la gare de Pau pour défendre cette solution économique et pratique pour aller à Paris.

Avec la Palombe bleue, ils arrivent à 7 heures. Un gain de temps et une économie d'une nuit d'hôtel non négligeables.

L'argument de la SNCF, qui avance que, en passant par Bordeaux et la ligne à grande vitesse, on gagne du temps, ne passe pas.

Non seulement cette solution se révèle bien plus coûteuse, mais, comme l'explique Frédéric Puntous, secrétaire de la CGT cheminots de Pau, à la République des Pyrénées, " il est aujourd'hui impossible d'arriver à Paris avant 10h10, pour un départ depuis Pau à 5h10. Les usagers professionnels, par exemple, sont obligés de prendre le train la veille et de payer une nuit d'hôtel en plus".

Pierric Marissal

 

 

Les derniers trains de nuit en sursis

Trois lignes de nuit ont été fermées en 2013 et 2014: Genève-Hendaye, Nice-Hendaye et Paris-Luchon.

Les trains Paris-Bourg-Saint-Maurice et Strasbourg-Nice ont suivi le 1er octobre 2016.

Le Paris-Portbou ne roule plus depuis le 10 décembre.

Prochain sur la liste, le Paris-Tarbes-Hendaye, qui passe par Pau, circulait quotidiennement en 2011 et ne roule déja plus que quelques jours en semaine. La fin de la Palombe bleue est prévue le 1er juillet 201, puisque l'Etat veut s'en désengager. 

Des négociations sont en cours avec la région Occitanie pour faire converger tous les trains de nuit en provenance du Sud-Ouest à Toulouse pour n'en constituer qu'un à destination de Paris.

Seules sont susceptibles de subsister, pour l'instant, les lignes de nuit Paris-Rodez, Paris-Toulouse, Paris-Latour-de-Carol et Paris-Briançon.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #trains de nuit

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Publié le 21 Mars 2017

Industrie et services publics, des destins liés à la vie à la mort.

 

En plaçant la question de l'industrie et des services publics au centre de sa journée d'action nationale interprofessionnelle du 21 mars, la CGT espère faire irruption dans le débat public à l'heure où la campagne présidentielle semble bien loin de ces sujets.

Education, transport, santé... De nombreux services publics dépendent des implantations d'usines dans les territoires. Mais la vitalité industrielle dépend aussi de la qualité des services publics et des politiques de l'Etat. C'est pourquoi en ce 21 mars la CGT mobilise et sonne l'alerte.

 

Nos camarades ardennais avaient rendez-vous à partir de 9h30 sur le parvis de la gare de Charleville-Mézières pour  se rassembler.

Ensuite vers 10h tous ensemble nos avons remonté l'avenue De Gaulle jusqu'à l'entrée de la rocade pour réaliser des tractages aux automobilistes et ensuite rejoindre le siège de l'IUMM (patronat de la métallurgie) devant lequel les camarades CGT  effectuaient un lâché de ballons.

Suivi d' une prise de parole du secrétaire général de l'UD CGT Pascal Lattuada qui nous rappelait que la part de l'industrie dans le PIB de la France  est de 10% en 2016 contre 16% dans la zone euro. 

Ainsi que le secretaire général de l'USTM 08 ( la fédération de la métallurgie) Norbert

Ce dernier évidemment a parlé de la situation catastrophique de l'industrie ardennais notamment avec la dernière mauvaise nouvelle en provenance de l'usine Visteon de Charleville-Mézières mais aussi la remise en cause de bons nombres de conquis sociaux présents dans la convention collective de la métallurgie de 1975 qui veulent être mis aux oubliettes par l'UIMM.

D'ailleurs la dialogue entre l'UIMM et l'USTM est difficile puisque nos camarades après plusieurs injonctions à être reçus par le patronat de la métallurgie ce dernier feint de ne pas répondre.

La lutte continue et continuera et chacun à son niveau peut faire évoluer les choses surtout en cette période électorale où les droit sociaux et les conditions de travail doivent être débattus a contrario des affaires d'untel et untel qui ne sont que des écrans de fumées pour ne pas parler du fond des programmes des différents candidats.

 

Collectif jeunes CGT 08

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales, #actualite, #loi travail

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Publié le 10 Février 2017

La CGT toujours première dans les TPE

La CGT recueille 25,1% aux élections des très petites entreprises, mais l'abstention atteint un record de 92%.

 

L'espoir caressé par le gouvernement  et le patronat de voir la CFDT supplanter la CGT aux élections des très petites entreprises a été déçu.

Bien qu'en baisse de 4,4 points à 25,1% par rapport à 2012 la centrale de Montreuil continue de devancer de près de 10 points sa poursuivante qui elle, recule de 3,8 points à 15,5%.

Derrière, FO, qui se classe toujours troisième avec 13% (-2.2 points), est talonnée par l'UNSA qui progresse de 5.2 points à 12.5%. 

Cetter dernière est, avec la CGC (3.4% et 19 000 suffrages), la seule à progresser en voix (+7 300 à 40 400).

C'est sans doute, la principale caractéristique du scrutin, la participation qui n'atteignait que 10% des 4.5 millions d'inscrits en 2012 est passée sous la barre des 8%, avec 330 938 votants seulement.

La responsabilité en incombe au gouvernement qui, comme l'a dénoncé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a "multiplié les embûches" au bon déroulement du scrutin.

Initialement prévu du 28 novembre au 12 décembre 2016, celui-ci a été reporté au dernier moment du 30 décembre dernier au 13 janvier 2017.

Le gouvernement a aussi refusé d'allonger la période de vote comme le proposaient les organisations syndicales, à l'exception il est vrai de la CFDT.

 

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Le gouvernement a multiplié les embûches: dates reportées, refus d'un allongement de la durée du scrutin...

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Au final, les manoeuvres gouvernementales contribuent à affaiblir les représentants des salariés des TPE.

Déjà cantonnés à un rôle de conseil et d'information, ils ne pourront guère s'appuyer sur la participation électorale pour s'imposer face à un patronat hostile à toute présence syndicale.

 

Source: L'Humanité Dimanche

Mise en page: Cédric Mimille

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #élection tpe, #social, #actualite

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Publié le 8 Janvier 2017

Solidarité avec les Goodyear le 11 janvier

Mercredi 11 janvier à partir de 9h devant le palais de justice d'Amiens.

 

A l'occassion du verdict du procès des Goodyear le 11 janvier 2017 devant le tribunal d'Amiens , une poignée de camarades de l'UD CGT des Ardennes et du collectif jeunes se rendront sur place pour demander la relaxe de nos camarades et écouter le verdict du procès contre l'action syndicale dans son ensemble.

Vous pouvez retrouver l'article écrit précédemment sur la journée de soutien au cours du procès du 19 octobre 2016 sur le lien suivant: 

Article sur le procès des Goodyear

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes sociales, #actualite, #goodyear

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Publié le 8 Janvier 2017

Résolution de l’ONU sur les colonies israéliennes : un camouflet pour Netanyahou !

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

Condamnant la poursuite de la colonisation des territoires occupés, la résolution 2 334,votée le 23 décembre par le Conseil de sécurité de l’ONU ne peut que réjouir les amiEs de la Palestine...

Certes, cette résolution n’est pas assortie de mesures contraignantes, mais elle illustre l’impasse dans laquelle se trouve Tel Aviv sur le plan diplomatique.

 

 

Des alliés de plus en plus regardants

Comme on pouvait s’y attendre, la réaction du gouvernement israélien à cette résolution historique défavorable (la dernière datait de 1979) est à la mesure de la posture méprisante et belliqueuse qu’il a adoptée depuis des décennies. Netanyahou – poursuivi par ailleurs pour avoir perçu des « cadeaux illégaux » – a déclaré qu’Israël allait « limiter les relations avec les pays qui ont voté la résolution de l’ONU. »

Cette fuite en avant résiste mal à une analyse, même rapide, des difficultés auxquelles se trouve confronté l’État sioniste aujourd’hui. Ancienne tête de pont de l’impérialisme au Proche-Orient, Israël est en perte de vitesse au niveau de ses capacités militaires, et se trouve confronté à de nouvelles puissances locales dans un monde multilatéral. Sur le plan social, la situation n’est guère plus brillante, on assiste à une augmentation de la pauvreté qui dissuade nombre de juifs de la diaspora anciens candidats à « l’alyah » à mettre leur projet à exécution. L’industrie militaire elle-même est en crise, et la politique frénétique de colonisation est en train de ruiner le pays. Dans de telles conditions, on voit mal comment Netanyahou et sa clique pourraient claquer la porte aux alliés traditionnels.

Quelles conséquences ?

À elle seule, cette résolution ne peut bien évidemment en rien régler l’avenir de la Palestine, en particulier du droit au retour pour les Palestiniens chassés de leur pays en 1947. Pour autant, ses conséquences diplomatiques pourront être exploitées par ses partisans. Contrairement à ce qu’affirme Trump, le président pas encore en fonction, l’adoption de la résolution est définitive et ni son équipe ni les représentants d’Israël à l’ONU n’y pourront rien changer.

 

 

Elle aura des conséquences au niveau européen, notamment pour instruire des dossiers devant le TPI, ce que redoutent les dirigeants sionistes. Elle accroît aussi la légitimité de la campagne BDS au niveau de l’opinion publique. À l’initiative de la France, une « conférence de la paix » réunissant 70  pays se tiendra à Paris ce 15 janvier, cela pour la première fois depuis 9 ans. Nul doute que cette conférence sera fortement influencée par la nouvelle résolution de l’ONU. Et logiquement Israël a d’ailleurs annoncé qu’il n’y participerait pas...

Donner un nouvel élan à la campagne BDS

Les militantEs antisionistes et anti-impérialistes ne nourrissent aucune illusion sur la mise en application des résolutions de l’ONU. Depuis sa création en 1947, Israël n’en a d’ailleurs respecté aucune.

Par cette résolution, Obama prétend vouloir« sauver Israël de lui-même »... Pour ma part, je ne compte que sur la mobilisation internationale pour sauver la Palestine. La campagne BDS France est le cadre le plus approprié pour faire progresser cette idée. Malgré la répression et les nombreux procès, sa légitimité grandit. Répondons présents lors de ses nouvelles mobilisations.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #palestine, #internationale, #actualite

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Publié le 8 Janvier 2017

Évasion fiscale : pénaliser, vraiment !

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

L’évasion fiscale fait de nouveau parler d’elle. À travers de nouvelles affaires comme les Football Leaks, mais aussi avec des procès iniques comme ceux des lanceurs d’alerte ou des faucheurs de chaises…

Le 13 décembre dernier, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a sorti un avis sur « Les mécanismes d’évitement fiscal ». Selon son rapporteur, Antoine Dulin, « la fiscalité reste encore un débat d’initiés. Or, ce devrait être un débat de société, compte tenu du risque pesant sur la cohésion sociale et le consentement à l’impôt ». Le consentement à l’impôt est difficile à mesurer avec précision, mais certaines statistiques montrent que 28 % des personnes interrogées considèrent que l’impôt est une extorsion de fonds, et seulement 54 % pensent que c’est un geste citoyen. « Il y a le sentiment chez le contribuable d’être le seul à payer et que la fraude est insuffisamment traquée », relève Antoine Dulin.

Les différentes affaires de fraudes touchant des politiques, des artistes, et désormais des footballeurs, développent un sentiment d’impunité fiscale pour les plus riches. Dans son avis, le CESE appelle la France à jouer un rôle important sur la question de l’évasion fiscale et souhaite même que celle-ci soit abordée non pas au niveau de l’OCDE, mais à l’échelle des Nations unies dans ce qui serait une « COP fiscale », afin d’impliquer les pays en voie de développement. Comme si les COP permettait d’arrêter le réchauffement climatique…

Une fraude peu pénalisée

Selon ceux qui nous gouvernent, la France serait devenue « intraitable » face aux fraudeurs, donnant toujours plus de moyens pour lutter efficacement contre la fraude fiscale. Mais dans la pratique, peu de fraudeurs aisés ou de grandes entreprises se retrouvent devant les tribunaux. Cette politique de dépénalisation de la criminalité financière s’est accélérée sous Sarkozy et a, dans les faits, continué sous Hollande...

La France s’illustre par l’indulgence des peines prononcées contre la poignée de fraudeurs poursuivis, contrairement à de nombreux pays européens où certains fraudeurs sont condamnés à de la prison ferme. Par ailleurs, comment lutter efficacement contre la fraude fiscale quand des milliers d’emplois sont supprimés tous les ans aux finances publiques, en particulier dans la mission du contrôle fiscal ?

Pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale, il faudrait mettre réellement fin au secret bancaire et interdire de réaliser toute transaction avec un paradis fiscal. Le non-respect de cette interdiction devrait être assorti de sanctions très lourdes, jusqu’au retrait de la licence bancaire et au paiement de lourdes amendes. Mais au-delà, il y a nécessité de socialiser le secteur bancaire. Sans cela, la lutte contre la fraude fiscale n’est pour l’essentiel que du vent...

Faire le procès de l’évasion fiscale

En 2015, 40 actions de réquisitions de chaises ont été menées dans des banques pour dénoncer leur rôle dans le système de l’évasion fiscale. Ce lundi 9 janvier aura lieu à Dax (40) le premier procès d’un de ces « faucheurs de chaises », Jon Palais. Il risque 5 ans de prison pour « vol en réunion », suite à une plainte de la BNP, la banque française... qui a le plus de filiales dans des paradis fiscaux.

Alors que les évadés fiscaux et les organisateurs de ces évasions bénéficient d’une impunité quasi totale, grâce notamment au « verrou de Bercy » qui protège les délinquants financiers, le 9 janvier est une date importante pour soutenir les « faucheurs de chaises ».

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #paradis fiscaux, #actualite, #economie

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Publié le 20 Décembre 2016

Clinique Ormeau Pyrénées Tarbes (65) : 6eme semaine de grève !

Les salariéEs (majoritairement des femmes) des deux cliniques privées de Tarbes sont en grève reconductible depuis le 8 novembre. Ces deux sites appartiennent depuis peu au groupe Médipôle, un des géants de la santé privée. Les conditions de travail, déjà précaires, se sont aggravées depuis le rachat.

Départs non remplacés et fin de CDD, les salariéEs sont passés de 580 à 510... Des réorganisations avec des plannings intenables, et des « pools » de remplacements sur le tas pour combler les manques... Des journées de 12 h 40 payées 12, sans compter le temps de pause ni intégrer les transmissions... Suite aux pressions et à la fatigue, le nombre d’absences de courte durée a augmenté de 30 %, sans remplacements. Et les salaires sont ridiculement bas, 30 % en moyenne en dessous de ceux de l’hôpital, les plus bas étant même au-dessous du SMIC !

C’est contre ces conditions et pour imposer des négociations que les salariéEs, rassemblés en assemblée générale, ont décidé de s’associer à la journée nationale de la santé le 8 novembre et de partir ensuite en grève reconductible.

Le mouvement met la pression

Sans surprise, la direction et l’Agence régionale de santé ont pris une attitude dilatoire : le directeur prétexte l’absence de mandat pour négocier, et l’ARS reste aux abonnés absents... C’était sans compter sur la détermination des grévistes, mobilisées jusqu’à 80 %. Chaque jour des diffusions de tract à la population, des cortèges de grévistes, l’occupation de l’ARS avec placardage d’affiches : « ARS, Agence de réquisition des salariéEs », ont contraint la direction comme l’ARS à bouger. Samedi 3 décembre, une manifestation a rassemblé 1 800 personnes, ce qui est un chiffre très significatif pour une petite ville comme Tarbes.

Cette pression incessante, les assemblées de grévistes quotidiennes ouvertes à ceux qui soutiennent la lutte, un sens permanent de l’initiative qui déborde les cadres habituels, a gagné la sympathie de tout le monde et rythme la vie de la ville. « Consultations » gratuites au marché, occupation du hall des départs à l’aéroport, ouverture d’une caisse de solidarité à la grève (30 000 euros à ce jour), pétition en ligne... La grève fait l’actualité et oblige tout le monde à se positionner, politiques, institutionnels et direction. La direction et les cadres paniquent face à cette détermination : mardi 29 novembre, un médecin a même forcé un barrage filtrant, renversant un militant de la CGT, frôlant l’accident grave.

À suivre...

Cédric Mimille

Pétition en ligne.

Solidarité financière en ligne.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

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Publié le 20 Décembre 2016

Mort de Fidel Castro : Une page se tourne

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

Fidel Castro sera identifié, à jamais, à la révolution cubaine. Dans les années 1960, cette révolution a suscité un enthousiasme sans précédent dans les jeunes générations de révolutionnaires...

Il faut se représenter le monde de l’époque : la guerre froide bat son plein et le stalinisme gèle le mouvement ouvrier international. La révolution cubaine va débloquer cette situation en créant un nouvel espoir.

Résurgence d’une dynamique révolutionnaire internationaliste

Comment une « guérilla » de quelques dizaines, puis de quelques centaines  de militants, entraîne-t-elle tout un peuple dans le renversement de la dictature sanglante de Batista ? Comment expliquer qu’un peuple de 10 millions d’habitants réussit à faire face à l’impérialisme américain, et à polariser ainsi la situation mondiale ?

C’est là qu’il faut reconnaître les qualités de direction de Fidel Castro. Celle ci-s’inscrit dans la tradition de José Marti, révolutionnaire cubain, champion de la lutte pour la libération nationale contre l’impérialisme nord-américain. Mais il faut noter une double spécificité de la révolution cubaine : alors que les stratégies d’alliance avec la bourgeoisie nationale dominent le mouvement ouvrier de l’époque, Fidel et ses camarades impulsent une stratégie de lutte armée, combinant des actions de guérilla, le mouvement des masses, des manifestations et grèves insurrectionnelles. La deuxième spécificité, c’est qu’en s’opposant à l’« impérialisme yankee », la direction cubaine assure la souveraineté du pays. Pour cela, elle nationalise les grandes propriétés capitalistes, en particulier nord-­américaines, et commence à sortir le pays du sous-développement, notamment en matière d’éducation et de santé.

Même si Cuba est un petit pays, Fidel propulse un processus révolutionnaire au sein même de l’hémisphère occidental. L’alchimie entre Fidel et Che Guevara renoue avec les meilleures traditions internationalistes du mouvement ouvrier. D’emblée, les appels au soutien des peuples en lutte se multiplient, en commençant par l’appui au peuple vietnamien. Les Cubains organisent en janvier 1966 la conférence internationale dite « Tricontinentale », qui regroupe les forces anti-impérialistes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Une première depuis les grandes conférences internationales des années vingt. Cette politique se concrétise dans les luttes armées entreprises par le Che en Amérique latine (Bolivie) et en Afrique (Congo). Elle se manifeste aussi dans les années 1970, par l’envoi de milliers de soldats cubains pour aider le peuple angolais à repousser les assauts des troupes sud-africaines.

Nous pouvons – et devons – discuter de certaines déviations militaristes des stratégies cubaines, mais l’essentiel, pour l’époque, est cette résurgence d’une dynamique révolutionnaire internationaliste.

Pressions soviétiques et déformations bureaucratiques

La révolution cubaine va, dès la fin des années 1960, s’affronter à la réalité des rapports de forces et du marché mondial. Elle paie dans sa chair l’avertissement lancé au mouvement révolutionnaire dès la révolution russe : « Le socialisme ne se construit pas dans un seul pays »...

Isolée, étranglée par le blocus et l’embargo nord-américain, la direction cubaine a de moins en moins les moyens de sa politique. Les accords tactiques nécessaires avec l’URSS contre l’impérialisme se transforment en subordination politique. En août 1968, Fidel Castro soutient l’intervention russe en Tchécoslovaquie. Sur le plan économique, le choix de renforcer la monoculture sucrière affaiblit considérablement le pays et aboutit à l’échec de la « Zafra » ­– récolte du sucre – de 1970. Il accroît la dépendance de Cuba envers l’URSS, d’autant plus que le blocus nord-­américain se renforce.

Dans ce contexte, le modèle soviétique sert de plus en plus de référence. Les conceptions verticalistes liées à l’empreinte du militarisme sur la politique cubaine ajoutées au modèle soviétique accentuent les déformations bureaucratiques de l’État cubain : restriction des libertés démocratiques, absence de pluralisme politique, répression contre les opposants, consolidation du régime du parti unique, inexistence de structures sociales ou politiques propres au peuple cubain...

Et maintenant ?

Dans ces conditions, nombreux vont prédire, à l’instar de l’URSS et des pays de l’Est, un effondrement de la révolution cubaine. Mais malgré les années terribles de la « période spéciale » marquée par la fin de l’aide soviétique, conjuguée à l’embargo nord-américain, Cuba a tenu ! Car, au-delà de ses erreurs, sa révolution n’a jamais été une importation russe. C’est un mouvement historique propre au peuple cubain. Ses ressorts « anti-yankees », les acquis de sa révolution – mêmes ténus –, sa volonté farouche de souveraineté, ont été plus forts.

Jusqu’à quand ? Les rapports de forces sont terriblement défavorables. Que va faire l’administration nord-américaine : submerger Cuba de marchandises ou continuer l’embargo ? Après la mort de Fidel, comment les forces au sein du Parti communiste et du peuple cubain vont-elles se réorganiser ? Les partisans d’une voie chinoise ou vietnamienne l’emporteront-ils ? Une fois de plus, le peuple cubain saura-t-il trouver les voies et les moyens de poursuivre la révolution ? Nous l’espérons et le soutenons dans ce combat.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #cuba, #internationale

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Publié le 7 Décembre 2016

La politique gouvernementale est en partie visée par l’organisme de recherche, qui prône une relance de 20 milliards d’euros afin de créer 245 000 emplois en trois ans.

 

 

Et si l’investissement public était un des leviers pour créer de l’emploi et de la croissance et retrouver le chemin d’une reprise durable ? La réponse semble convenue, mais l’affirmation est toujours plus pertinente lorsqu’elle est appuyée par des chiffres.

 

À court terme, une hausse de l’investissement public de 1 %, soit 20 milliards d’euros environ, générerait par exemple au bout de trois ans « une hausse du PIB de 1,1 % et une réduction de 245 000 chômeurs si elle est financée par la dette », résume le président de l’OFCE (Office français de conjoncture économique), Xavier Ragot.

 

Recul de l’investissement en France de 4,2% à 3,5% du PIB

 

Surtout que, en temps de crise, l’effet sur l’activité est plus fort, précise l’économiste. C’est dire le gâchis en termes d’emplois et de points de croissance perdus, puisque, entre 2009 et 2015, l’investissement public a reculé en France de 4,2 % à 3,5 % du PIB à cause des politiques économiques menées consécutivement par Nicolas Sarkozy puis François Hollande.

 

Les économistes qui ont travaillé sur ce rapport ciblent particulièrement les investissements relevant de « la transition écologique, l’amélioration du système éducatif ou encore les infra-structures de transport dans des villes congestionnées ou dans le très haut débit numérique, l’eau, les déchets ».

 

Si la nécessité de nouveaux investissements fait consensus, la question de son financement, elle, fait débat. François Fillon annonçait jeudi sa volonté de vendre les bijoux de la France en poursuivant la vague de privatisations des entreprises détenues par l’État « dans le secteur commercial », y voyant un moyen de « réinvestir le fruit de ces privatisations dans des infrastructures » sans alourdir la dette, quand d’autres, à l’instar de la gauche alternative, proposent de renégocier les traités européens.

 

L’OFCE propose d’ailleurs, lui aussi, de surseoir au pacte de stabilité, appliqué par François Hollande dès 2012, avec l’instauration d’une « règle d’or » qui exclurait « les investissements publics, mais aussi les dépenses de fonctionnement, notamment dans les domaines de l’éducation ou de la santé ».

 

Selon l’OFCE, ces 20 milliards d’euros d’investissement n’auront que peu d’impact sur les finances publiques du fait de la faiblesse des taux d’intérêt. La dette augmenterait de 2,5 % en cinq ans. À titre de comparaison, entre 2012 et 2017, selon les prévisions du gouvernement, celle-ci aura progressé de 7,7 %. Prenant les devants, les économistes alertent sur le faible effet des investissements si ceux-ci devaient être financés via une baisse des dépenses publiques. L’apport ne serait alors que de 0,4 % du PIB et le nombre des effectifs salariés de 147 000.

 
Clotilde Mathieu

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

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Publié le 29 Novembre 2016

Fillon a donc remporté le premier tour de la primaire de la droite avec 46,1 % des voix, devançant largement Juppé (28,6 %)... et renvoyant Sarkozy à ses « passions privées » comme il l’a lui-même déclaré. Il sera donc certainement le héraut de la droite la plus réactionnaire dans la prochaine présidentielle…

Ses électeurs ont reconnu en Fillon un politique conséquent : le plus à même de mettre en œuvre la politique économique ultra-libérale et le projet sociétal très conservateur auxquels ils aspirent.

L’ultra libéralisme au pouvoir

Si les réalisations sont à la hauteur des promesses, ils ne seront pas déçus... La retraite sera à 67 ans pour toutes et tous, fonctionnaires et salariéEs du privé. Les agents du public travailleront 39 heures par semaine, mais il reste un flou sur la question du nombre d’heures qui leur seront payées : 35 ou 37 heures par semaine ?! Il remettra en cause aussi la durée légale du temps de travail : la règle sera donc la négociation entreprise par entreprise, dans la limite de 48 heures hebdomadaires correspondant à la norme européenne.

Pour les patrons, ce sera Noël tous les jours : baisse de leurs cotisations de 60 milliards d’euros, suppression de l’ISF et flax tax de 30 % sur les revenus du capital. L’impôt baissera pour les riches puisque le peu de progressivité de celui-ci va être revu à la baisse. Il faut dire qu’avec la braderie monstrueuse des services publics, le gouvernement aura moins besoin de l’impôt : 600 000 postes seront supprimés pendant le quinquennat...

Enfin, au programme, des privatisations... avec pour modèle celles qu’il a lui-même réalisées, et qu’il juge très modestement « une vraie réussite : la privatisation de France Télécom »...

Un projet de société très conservateur

Fillon promet aujourd’hui de réécrire la loi Taubira sur le mariage pour toutes et tous, de « remettre la famille au cœur des politiques publiques, la création d’un réel statut de la mère au foyer et une ouverture plus grande du nombre d’écoles catholiques ». Il assure également qu’« en France, il y a un problème lié à l’islam ». Il se réjouit que les crèches aient droit de cité partout sur le territoire car « c’est une victoire française »

Parmi ses réseaux de soutien les plus engagés et dont l’efficacité n’est plus à démontrer, on trouve l’association « Sens commun » proche de la Manif pour tous, association composée essentiellement de catholiques intégristes. Ils ont réalisé un gros travail de terrain, dont 200 meetings, pour faire gagner leur favori. Et Fillon de se réclamer d’une « laïcité raisonnable » qui satisfait pleinement ces cathos traditionalistes.

Enfin, il annonce une baisse drastique dans l’accueil déjà faible des migrantEs.

La haine de classe

Devant un forum d’associations très libérales début septembre, il va « parler avec franchise » : son modèle, c’est Thatcher car « c’est elle qui a remis debout l’économie britannique »...

Sa méthode pour faire passer un programme aussi réactionnaire ? Utiliser toutes les possibilités autoritaires contenues dans la Constitution de 58, notamment les ordonnances qui seront prises dès l’été 2017 s’il est élu. Réduire la « démocratie » parlementaire par la diminution du nombre de parlementaires et de leurs sessions. Et mater (à la Thatcher ?) toute résistance ouvrière et populaire. Il juge que celles-ci ont été surestimées par un pouvoir socialiste faible, et que lui les musellera sans difficulté, en envoyant la gendarmerie.

S’il est élu, son arrogance de classe et la brutalité de ses propositions vont rendre plus nécessaire encore l’audace et la cohérence de notre combat. « C’est la lutte finale » ?

Cédric Mimille

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Publié le 28 Novembre 2016

Avis de « tempête d’austérité » chez Météo France

Les plans de restructuration s’enchaînent à Météo France. En huit ans, l’agence publique a perdu 700 postes (...)

Les plans de restructuration s’enchaînent à Météo France. En huit ans, l’agence publique a perdu 700 postes, passant de 3 700 agents en 2008 à 3 000 aujourd’hui.

La direction prévoit de poursuivre la casse en supprimant, chaque année et sur cinq ans, 2,5 % des effectifs.

Alors qu’un conseil d’administration doit, ce vendredi, entériner une nouvelle phase de restructurations, l’intersyndicale CGT-Solidaires-FO a appelé, hier, les salariés à la grève contre les « baisses d’effectifs, les fermetures d’implantations et les budgets contraints ».

Depuis le début des années 2000, près de la moitié des 108 centres météorologiques locaux ont fermé leurs portes.

Or, pour les syndicats, seul le service public de prévision est à même d’anticiper les catastrophes climatiques, évitant ainsi un bilan économique et humain trop lourd.

Ils précisent que « selon l’Organisation météorologique mondiale, chaque euro consacré à la préparation aux aléas météorologiques, climatiques et hydrologiques permet d’en économiser sept, qu’il faudrait autrement dépenser pour remédier aux pertes économiques consécutives ».

Et de rappeler que le coût économique de « la tempête de 1999, de Xynthia en 2010, ou des grandes inondations du sud de la France est estimé entre 10 et 100 milliards d’euros ».

 

 

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Publié le 17 Novembre 2016

Les agents du centre des Finances publiques de Toulouse se sont rassemblés mardi 15 novembre au matin devant les portes du bâtiment, restées closes pour la journée. (Photo Twitter/cc/BeaudoinBoris)

Les agents du centre des Finances publiques de Toulouse se sont rassemblés mardi 15 novembre au matin devant les portes du bâtiment, restées closes pour la journée. (Photo Twitter/cc/BeaudoinBoris)

Mobilisations départementales et nationale des agents des impôts.

"Nous avons perdu 30000 emplois en dix ans et la direction nous annonce que ça va continuer.", s'alarme Nicolas Thirion, secrétaire national de la CGT finances publiques.

La baisse des effectifs entraîne une dégradation des conditions de travail qui s'accompagne de restructurations inquiétantes à la direction générale  des finances publiques (DGFiP). 

Pour améliorer  les conditions de travail, lutter pour le développement des effectifs et la perpétuation des missions , la CGT, FO et Solidaires font front commun depuis plusieurs mois sur le terrain. Et aujourd'hui, la mobilisation sera nationale. " Le gouvernement tend à lâcher du lest sur la thématique de la sécurité dans les ministères consernés, et nous sommes le dernier des grands ministères à subir les affres de la réduction d'emplois, dénonce le syndicaliste. Nos arguments sont écoutés, la direction "prend note" mais passe outre. Le dialogue social se résume à quelque chose  de purement informatif: on nous avertit juste des mesures mises en oeuvre."

A Paris, un rassemblement de tous les agents d'Ile-de-France a été organisé ce mardi à 13h30 devant le ministère des Finances.

Dans le Nord , la mobilisation de devrait pas faillir pour influer sur la négociation prévue le 21 novembre, à la suite de la grève, jeudi dernier, de 70% de la RAN (résidence d'affectation nationale) du Quesnoy. Le Gard, le Rhône, l'Isère, la Charente-Maritime, l'Aveyron, la Saône-et-Loire, le Vaucluse, l'Aude seront aussi sur le qui-vive.

Quant aux agents du Cher, leur victoire du printemps à Vierzon après cinq semaines de grève n'aura pas entamé leur solidarité pour assurer la survie du réseau à l'échelle nationale.

 

Kareen Janselme

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

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