Les actions se multiplient chez SFR

Publié le 17 Octobre 2016

Les actions se multiplient chez SFR

La CGT appelait, jeudi 13 octobre, à une journée d’action pour protester contre les suppressions d’emplois.

Une deuxième journée de débrayage et de manifestation en trois jours. Bien qu’en ordre dispersé, les salariés de SFR n’acceptent pas les suppressions d’emplois massives qui se succèdent. En dépit d’un accord signé début août par la CFDT et l’Unsa avalisant 5 000 fermetures de postes dans le réseau de distribution via un plan de départs volontaires, la frénésie de la maison mère Altice à tailler dans les emplois ne s’est pas arrêtée là. Depuis, les menaces d’externalisation du service clients – qui concernent 1 500 à 1 600 salariés – au profit du groupe marocain gestionnaire de centres d’appels Intelcia semblent se confirmer. Ce qui avait déjà poussé la CFDT et l’Unsa à appeler à la mobilisation, mardi. Hier, c’était au tour de la CGT d’organiser une journée de grève et de manifestation sur plusieurs sites en France, notamment au siège à Saint-Denis, mais aussi à Marseille.

Un objectif de 5 000 départs volontaires dans la distribution

« La CGT a participé aux actions de mardi en Île-de-France », souligne Frédéric Retourney, représentant de la CGT-FAPT, qui affirme que son syndicat a « essayé d’avoir une action commune » avec la CFDT et l’Unsa. Si les syndicats n’ont pas réussi à se concerter sur la date pour manifester de manière unitaire, il existe aussi des points d’achoppement sur le fond. La CGT, tenant sa ligne d’opposition à l’ensemble des suppressions d’emplois, reste critique de l’accord autour du plan de départs volontaires signé par la CFDT et l’Unsa, quand ces deux derniers syndicats n’entendent protester que contre le projet d’externalisation du service clients. Si SFR n’arrive pas à remplir son objectif de 5 000 départs volontaires dans sa filiale de distribution, « il risque d’y avoir des licenciements », craint Frédéric Retourney, qui pointe également la dégradation des conditions de travail pour les salariés qui resteront. Pour les 1 500 salariés du service clients menacés d’externalisation, le syndicaliste s’inquiète d’un changement de statut potentiel et de la pérennité de leurs emplois. La CFE-CGC a, elle, décidé de privilégier le terrain juridique à celui de la grève : le syndicat a déposé plainte pour « escroquerie » contre la direction du groupe, Altice s’étant engagée à ne procéder à aucun licenciement chez SFR avant 2017.

Bien que ces mouvements de débrayage et de manifestation ne soient ni massifs ni unitaires, ils contribuent à faire pression sur la direction de SFR. « Après la journée d’action du 6 septembre, nous avons obtenu la transformation de 40 CDD en CDI, ainsi que la prolongation de l’accord senior », affirme Frédéric Retourney.

Rédigé par Loan Nguyen

Publié dans #actualite, #sfr, #entreprises

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