Publié le 7 Décembre 2016

Les privés d'emplois et les travailleurs précaires, premières victimes de la politique du gouvernement Hollande-Valls manifestaient, samedi à Paris, "contre le chômage et les précarités et pour la justice sociale"

Les privés d'emplois et les travailleurs précaires, premières victimes de la politique du gouvernement Hollande-Valls manifestaient, samedi à Paris, "contre le chômage et les précarités et pour la justice sociale"

 

Avant d'annoncer son renoncement à se représenter à l'Elysée, François Hollande a longuement défendu son bilan. Candidat de remplacement, Manuel Valls s'en servira-t-il ? Rien n'est moins sûr.

 

 Seulement  7773 soutiens, dimanche: on ne peut pas dire que le pétition lancée il y a deux semaines par un parterre d'artistes contre " le Hollande-bashing et la quasi-procédure de destitution anticipée entamée à sa droite comme à sa gauche" ait fait florès.

Le renoncement de François Hollande ne devrait pas arranger les choses, quand bien même le chef de l'Etat a, dès son allocution, ouvert à son profit un droit d'inventaire  de son quinquennat.

Car, en se rendant à l'évidence qu'il allait au-devant d'une humiliation s'il se représentait, François Hollande vante un paradoxe:

mon bilan est bon, mais ... je ne suis pas en mesure de le défendre.

Car, le renoncement du président de la République, ce n'est pas seulement celui de sa candidature, c'est aussi le renoncement, dès 2012, à incarner le programme qui l'a porté à l'Elysée.

Face à une situation budgétaire dégradée en arrivant, François Hollande use de l'impôt pour réduire les déficits, visant les heures supplémentaires, poursuivant le gel du barème de l'impôt sur le revenu, augmentant les cotisations retraites.

 

" 20 Milliards d'euros d'allègements sont allés aux entreprises, quand 35 milliards de plus ont été ont été réclamés aux ménages" (OFCE)

 

Crédit impôt compétitivité-emploi, pacte de responsabilité...

Dès la fin de 2012, la "politique de l'offre" mène au crédit impôt compétitivité-emploi, au pacte de responsabilité, devançant la demande du Medef de redonner des marges aux entreprises (41 milliards d'euros pour elles à la clé), en gardant les coudées franches quant à l'emploi de cet argent public.

Pour François Hollande, "l'inversion de la courbe du chômage", dont il a fait la condition numéro un pour se représenter, est à ce prix. " Les résultats arrivent", a-t-il décrété jeudi dernier sur TF1 et France 2 au prix du mensonges par omission.

Début 2013, l'Accord national interprofessionnel est le premier étage d'une fusée qui en comporte trois, avec les lois Macron puis El-Khomri, textes destinés à modifier en profondeur le droit du travail en faveur de l'employeur, quand toute l'histoire de la gauche s'est écrite dans un renversement du déséquilibre entre capital et travail.

Pourtant, à l'heure de son allocution de renoncement, François Hollande n'a qu'un seul regret: le débat sur la déchéance de nationalité. Avec cet incroyable argument: il pensait que la mesure "rassemblerait les Français" au lendemain des tragiques attentats de Paris. Sans surprise, elle les a divisés.

 

Un quinquennat marqué de lois sécuritaires

L'obstination dont a fait montre longtemps alors le couple exécutif est en soi la preuve qu'aucun n'entendait plus être à l'écoute de la gauche sociale.

Pas de coup de pouce au Smic, une revalorisation minimale du RSA, des contrats de génération pas au rendez-vous (un tiers de signés depuis 2013), un usage immodéré du 49-3...

Dès 2014, les écologistes, puis Arnaud Montebourg quittent le gouvernement. Christiane Taubira suivra, deux ans plus tard. Les signaux que François Hollande a envoyés à la gauche sociétale s'articulent entre progrès (mariage pour tous, nouvelle loi sur la fin de vie) et reculs déguisés, tels une réforme des rythmes scolaires en 2012 effectuée sans moyens.

Tout cela n'effacera pas que le quinquennat fut marqué de lois sécuritaires dont la menace terroriste n'est qu'un mince paravent: en juin 2016, la énième loi antiterroriste intègre la plupart des demandes de la droite, excepté la rétention des fichés S.

L'état d'urgence devrait bientôt être renouvelé une quatrième fois. Tout l'art de Manuel Valls, consistera à puiser ce qui l'intéresse dans ce bilan, dont il est comptable depuis 2014, et à faire mine d'ignorer le reste. Un héritage lesté de dettes...

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #élection 2017

Publié le 7 Décembre 2016

La politique gouvernementale est en partie visée par l’organisme de recherche, qui prône une relance de 20 milliards d’euros afin de créer 245 000 emplois en trois ans.

 

 

Et si l’investissement public était un des leviers pour créer de l’emploi et de la croissance et retrouver le chemin d’une reprise durable ? La réponse semble convenue, mais l’affirmation est toujours plus pertinente lorsqu’elle est appuyée par des chiffres.

 

À court terme, une hausse de l’investissement public de 1 %, soit 20 milliards d’euros environ, générerait par exemple au bout de trois ans « une hausse du PIB de 1,1 % et une réduction de 245 000 chômeurs si elle est financée par la dette », résume le président de l’OFCE (Office français de conjoncture économique), Xavier Ragot.

 

Recul de l’investissement en France de 4,2% à 3,5% du PIB

 

Surtout que, en temps de crise, l’effet sur l’activité est plus fort, précise l’économiste. C’est dire le gâchis en termes d’emplois et de points de croissance perdus, puisque, entre 2009 et 2015, l’investissement public a reculé en France de 4,2 % à 3,5 % du PIB à cause des politiques économiques menées consécutivement par Nicolas Sarkozy puis François Hollande.

 

Les économistes qui ont travaillé sur ce rapport ciblent particulièrement les investissements relevant de « la transition écologique, l’amélioration du système éducatif ou encore les infra-structures de transport dans des villes congestionnées ou dans le très haut débit numérique, l’eau, les déchets ».

 

Si la nécessité de nouveaux investissements fait consensus, la question de son financement, elle, fait débat. François Fillon annonçait jeudi sa volonté de vendre les bijoux de la France en poursuivant la vague de privatisations des entreprises détenues par l’État « dans le secteur commercial », y voyant un moyen de « réinvestir le fruit de ces privatisations dans des infrastructures » sans alourdir la dette, quand d’autres, à l’instar de la gauche alternative, proposent de renégocier les traités européens.

 

L’OFCE propose d’ailleurs, lui aussi, de surseoir au pacte de stabilité, appliqué par François Hollande dès 2012, avec l’instauration d’une « règle d’or » qui exclurait « les investissements publics, mais aussi les dépenses de fonctionnement, notamment dans les domaines de l’éducation ou de la santé ».

 

Selon l’OFCE, ces 20 milliards d’euros d’investissement n’auront que peu d’impact sur les finances publiques du fait de la faiblesse des taux d’intérêt. La dette augmenterait de 2,5 % en cinq ans. À titre de comparaison, entre 2012 et 2017, selon les prévisions du gouvernement, celle-ci aura progressé de 7,7 %. Prenant les devants, les économistes alertent sur le faible effet des investissements si ceux-ci devaient être financés via une baisse des dépenses publiques. L’apport ne serait alors que de 0,4 % du PIB et le nombre des effectifs salariés de 147 000.

 
Clotilde Mathieu

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #economie, #actualite, #fiances publiques

Publié le 29 Novembre 2016

Fillon a donc remporté le premier tour de la primaire de la droite avec 46,1 % des voix, devançant largement Juppé (28,6 %)... et renvoyant Sarkozy à ses « passions privées » comme il l’a lui-même déclaré. Il sera donc certainement le héraut de la droite la plus réactionnaire dans la prochaine présidentielle…

Ses électeurs ont reconnu en Fillon un politique conséquent : le plus à même de mettre en œuvre la politique économique ultra-libérale et le projet sociétal très conservateur auxquels ils aspirent.

L’ultra libéralisme au pouvoir

Si les réalisations sont à la hauteur des promesses, ils ne seront pas déçus... La retraite sera à 67 ans pour toutes et tous, fonctionnaires et salariéEs du privé. Les agents du public travailleront 39 heures par semaine, mais il reste un flou sur la question du nombre d’heures qui leur seront payées : 35 ou 37 heures par semaine ?! Il remettra en cause aussi la durée légale du temps de travail : la règle sera donc la négociation entreprise par entreprise, dans la limite de 48 heures hebdomadaires correspondant à la norme européenne.

Pour les patrons, ce sera Noël tous les jours : baisse de leurs cotisations de 60 milliards d’euros, suppression de l’ISF et flax tax de 30 % sur les revenus du capital. L’impôt baissera pour les riches puisque le peu de progressivité de celui-ci va être revu à la baisse. Il faut dire qu’avec la braderie monstrueuse des services publics, le gouvernement aura moins besoin de l’impôt : 600 000 postes seront supprimés pendant le quinquennat...

Enfin, au programme, des privatisations... avec pour modèle celles qu’il a lui-même réalisées, et qu’il juge très modestement « une vraie réussite : la privatisation de France Télécom »...

Un projet de société très conservateur

Fillon promet aujourd’hui de réécrire la loi Taubira sur le mariage pour toutes et tous, de « remettre la famille au cœur des politiques publiques, la création d’un réel statut de la mère au foyer et une ouverture plus grande du nombre d’écoles catholiques ». Il assure également qu’« en France, il y a un problème lié à l’islam ». Il se réjouit que les crèches aient droit de cité partout sur le territoire car « c’est une victoire française »

Parmi ses réseaux de soutien les plus engagés et dont l’efficacité n’est plus à démontrer, on trouve l’association « Sens commun » proche de la Manif pour tous, association composée essentiellement de catholiques intégristes. Ils ont réalisé un gros travail de terrain, dont 200 meetings, pour faire gagner leur favori. Et Fillon de se réclamer d’une « laïcité raisonnable » qui satisfait pleinement ces cathos traditionalistes.

Enfin, il annonce une baisse drastique dans l’accueil déjà faible des migrantEs.

La haine de classe

Devant un forum d’associations très libérales début septembre, il va « parler avec franchise » : son modèle, c’est Thatcher car « c’est elle qui a remis debout l’économie britannique »...

Sa méthode pour faire passer un programme aussi réactionnaire ? Utiliser toutes les possibilités autoritaires contenues dans la Constitution de 58, notamment les ordonnances qui seront prises dès l’été 2017 s’il est élu. Réduire la « démocratie » parlementaire par la diminution du nombre de parlementaires et de leurs sessions. Et mater (à la Thatcher ?) toute résistance ouvrière et populaire. Il juge que celles-ci ont été surestimées par un pouvoir socialiste faible, et que lui les musellera sans difficulté, en envoyant la gendarmerie.

S’il est élu, son arrogance de classe et la brutalité de ses propositions vont rendre plus nécessaire encore l’audace et la cohérence de notre combat. « C’est la lutte finale » ?

Cédric Mimille

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #election presidentielle, #actualite, #politique

Publié le 28 Novembre 2016

Avis de « tempête d’austérité » chez Météo France

Les plans de restructuration s’enchaînent à Météo France. En huit ans, l’agence publique a perdu 700 postes (...)

Les plans de restructuration s’enchaînent à Météo France. En huit ans, l’agence publique a perdu 700 postes, passant de 3 700 agents en 2008 à 3 000 aujourd’hui.

La direction prévoit de poursuivre la casse en supprimant, chaque année et sur cinq ans, 2,5 % des effectifs.

Alors qu’un conseil d’administration doit, ce vendredi, entériner une nouvelle phase de restructurations, l’intersyndicale CGT-Solidaires-FO a appelé, hier, les salariés à la grève contre les « baisses d’effectifs, les fermetures d’implantations et les budgets contraints ».

Depuis le début des années 2000, près de la moitié des 108 centres météorologiques locaux ont fermé leurs portes.

Or, pour les syndicats, seul le service public de prévision est à même d’anticiper les catastrophes climatiques, évitant ainsi un bilan économique et humain trop lourd.

Ils précisent que « selon l’Organisation météorologique mondiale, chaque euro consacré à la préparation aux aléas météorologiques, climatiques et hydrologiques permet d’en économiser sept, qu’il faudrait autrement dépenser pour remédier aux pertes économiques consécutives ».

Et de rappeler que le coût économique de « la tempête de 1999, de Xynthia en 2010, ou des grandes inondations du sud de la France est estimé entre 10 et 100 milliards d’euros ».

 

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #mobilisation, #actualite

Publié le 21 Novembre 2016

À la CAF le service n’est pas pour les allocatairesÀ la CAF le service n’est pas pour les allocataires
À la CAF le service n’est pas pour les allocataires

Soutien à nos camarades de la C.A.F qui manifestaient hier pour leur conditions de travail (plus de dossiers avec moins de moyens humains) et par la même occasion la gestion des dossiers des plus difficiles avec différents services internes disséminés dans les régions voisines.

Deux interviews de Sophie notre camarade de la CAF aux micros de :

RVM

RADIO 8

Ci-dessous un petit billet d'humeur sur la C.A.F

 

La lecture de ce billet vous coutera six centimes la minute

Racket à tous les étages

La Caisse d’allocation familiale a une très vague idée des difficultés que peuvent rencontrer les pauvres bougres impécunieux qui sont dans l’indécente nécessité d’user de ses indispensables services . Cette noble institution, à l’imitation de tous les grippe-sous qui fleurissent désormais dans cette société si libérale, se permet, en cas de réclamation justifiée ou bien d’appel pour quelque motif que ce soit, de taxer l’allocataire pour lui signifier sans doute qu’il y a mieux à faire que de lui rendre service.

Bien sûr, ladite taxation est modique : c’est sans doute ce que rétorqueront les cadres qui ont le privilège de ne pas connaître les mêmes soucis financiers que leurs ayant droits. Ces six centimes la minute, peut-être dérisoires en plus du coût de l’appel, sont bien là pour enfoncer encore un peu plus ces parasites qui vivent de la générosité publique. Voilà sans doute ce que pensent les odieux personnages qui ont installé cette affreuse taxe.

La CAF n’en reste pas à cette ignominie. Prompte à prétendre que la déclaration trimestrielle n’a pas été faite dans les temps, la brave machine administrative n’avertit jamais de la date butoir. C’est une belle astuce pour priver un temps de pauvres gens de cette déjà maigre ressource. Avant l’heure, ce n’est pas l’heure, mais après l’heure, il faudra reprendre la procédure à zéro. Sachant que le dossier mettra actuellement en moyenne huit semaines à être traité, les reboutés de la mauvaise disponibilité kafkaïenne, n’auront que leurs yeux pour pleurer.

Quant à l’erreur dans le dossier, elle est immanquablement qualifiée « d’erreur informatique ! ». Il suffit ainsi qu’un enfant en âge scolaire soit considéré comme un adulte, et voilà que la prestation est amputée immédiatement, ça va de soi, d’une part non négligeable. L’allocataire, pourtant en grande difficulté, doit se débrouiller tandis qu’un technicien essaiera de réparer la bourde qui a coupé les vivres. L’humanité n’est pas au programme dans cette maison.

Bien sûr, si la supposée sanction tombe dans l’instant, sa réparation prendra des mois. Il faudra d’ailleurs à la victime beaucoup de pugnacité, de patience et de conviction pour être réintégrée dans ses droits. Ceux qui se découragent abandonnent ainsi leur dû à une institution qui semble jouer le pourrissement avec délectation. Mieux même, cette noble maison compte sur l’imprévoyance de ses ayant droits pour ne pas se rendre compte des nombreuses erreurs qui vont toutes dans le même sens.

Ajoutons les périodes de fermeture durant lesquelles on ne peut joindre la CAF que par téléphone avec la susdite taxe et vous aurez une belle vision du traitement des allocations familiales dans un pays où la famille n’est plus une priorité nationale. Rassurez-vous, tout cela n’est qu’une joyeuse mise en bouche : le retour d’une droite décomplexée et revancharde ne fera qu’amplifier ce qu’une gauche indigne a déjà bien abîmé.

Il ne fait pas bon devoir tendre la main. La pratique la plus courante désormais est de tenter de vous la couper pour un oui et surtout pour un non. Un retard, un oubli, une erreur dans le formulaire 3 bis, une rature et vous voilà joyeusement radié pour satisfaire aux statistiques et à l’impérieux besoin d’économie. La dimension humaine est irrémédiablement remisée au placard et les pauvres agents se font, malgré eux, complices d’une politique honteuse et asociale.

Bien sûr, il y a toujours la possibilité de vous plaindre. Un appel téléphonique surtaxé vous enverra de disque enregistré en attente interminable pour vous détrousser un peu plus. Le nouveau « sévices publics » est en marche ; une belle escroquerie conçue par des technocrates issus de grandes écoles où nul, désormais, ne vient de ce monde des gens humbles, modestes, nécessiteux qu’il s’agit de mettre totalement hors circuit.

La pauvreté recule dans notre pays ; c’est un fait indéniable, statistique, indubitable. Elle recule devant les obstacles qui se dressent devant elle, grâce aux radiations de Pôle emploi et autres organismes de contrôle ; elle recule dans nos villes qui interdisent la mendicité ; elle recule jusqu’à devenir transparente. Ce n’est certes pas ainsi qu’on règle le problème mais c’est une bonne méthode pour ne pas sombrer dans l’insupportable réalité. Pour éradiquer la pauvreté il suffit de rendre invisibles les pauvres : il fallait y penser. Bravo, voilà bien une stratégie digne de cette époque formidable !...

Asocialement leur.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales

Publié le 17 Novembre 2016

Les agents du centre des Finances publiques de Toulouse se sont rassemblés mardi 15 novembre au matin devant les portes du bâtiment, restées closes pour la journée. (Photo Twitter/cc/BeaudoinBoris)

Les agents du centre des Finances publiques de Toulouse se sont rassemblés mardi 15 novembre au matin devant les portes du bâtiment, restées closes pour la journée. (Photo Twitter/cc/BeaudoinBoris)

Mobilisations départementales et nationale des agents des impôts.

"Nous avons perdu 30000 emplois en dix ans et la direction nous annonce que ça va continuer.", s'alarme Nicolas Thirion, secrétaire national de la CGT finances publiques.

La baisse des effectifs entraîne une dégradation des conditions de travail qui s'accompagne de restructurations inquiétantes à la direction générale  des finances publiques (DGFiP). 

Pour améliorer  les conditions de travail, lutter pour le développement des effectifs et la perpétuation des missions , la CGT, FO et Solidaires font front commun depuis plusieurs mois sur le terrain. Et aujourd'hui, la mobilisation sera nationale. " Le gouvernement tend à lâcher du lest sur la thématique de la sécurité dans les ministères consernés, et nous sommes le dernier des grands ministères à subir les affres de la réduction d'emplois, dénonce le syndicaliste. Nos arguments sont écoutés, la direction "prend note" mais passe outre. Le dialogue social se résume à quelque chose  de purement informatif: on nous avertit juste des mesures mises en oeuvre."

A Paris, un rassemblement de tous les agents d'Ile-de-France a été organisé ce mardi à 13h30 devant le ministère des Finances.

Dans le Nord , la mobilisation de devrait pas faillir pour influer sur la négociation prévue le 21 novembre, à la suite de la grève, jeudi dernier, de 70% de la RAN (résidence d'affectation nationale) du Quesnoy. Le Gard, le Rhône, l'Isère, la Charente-Maritime, l'Aveyron, la Saône-et-Loire, le Vaucluse, l'Aude seront aussi sur le qui-vive.

Quant aux agents du Cher, leur victoire du printemps à Vierzon après cinq semaines de grève n'aura pas entamé leur solidarité pour assurer la survie du réseau à l'échelle nationale.

 

Kareen Janselme

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #fiances publiques, #information

Publié le 10 Novembre 2016

Ce mardi 8 novembre environ 70 personnes (un peu plus si on tient compte des agents La CGT toujours présenteassignés et qui faisaient des vas et vient à leur pause respective)  mais essentiellement des camarades CGT étaient là pour dire non à la casse du service publique hospitalier et au Projet de loi de financement de la sécurité sociale (pflss) pour 2017 qui va encore exercer une pression supplémentaire sur l'hôpital et avec la qualité des soins par une économie d'1 milliard supplémentaire par rapport à l'année dernière qui a déjà été une année sombre de coupe budgétaire soit une économie demandée de 3 milliards d'euros pour le dernier plfss du quinquennat Hollande.

Egalement dans nos griefs , la mise en place des Groupement Hospitalier de Territoire qui applique entre autre à l'Hôpital Public le logique d'une entreprise privée avec pour objectif d'avoir des services et dans une plus forte mesure des hôpitaux rentables sous peine de diminution des dotations voire à l'extrême des services et même certains hôpitaux fermer sous prétexte de déficit ( bien évidement voulu et orienté par ces mêmes GHT et leur gouvernance)

Cette mesure aura pour conséquence 22000 suppressions d'emplois dans la fonction publique hospitalière pour 2017.

Les raisons sont multiples mais les causes seront les mêmes autant pour les patients que les professionnels qui sont à la fois usagers du service public et acteur (souvent désoeuvré) de ce si bel outil que nous avons la chance d'avoir et que les gouvernements successifs n'ont eu de cesse de le dépecé.

 

Cédric Mimille

Secrétaire Générale CGT USD : Christine Dhalluin et la Secrétaire Générale du syndicat CGT Manchester : Christine Caruzzi
Secrétaire Générale CGT USD : Christine Dhalluin et la Secrétaire Générale du syndicat CGT Manchester : Christine Caruzzi

Secrétaire Générale CGT USD : Christine Dhalluin et la Secrétaire Générale du syndicat CGT Manchester : Christine Caruzzi

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales

Publié le 7 Novembre 2016

La santé concerne tout le monde, ne laissons pas le capital nous la foutre en l'air.

L’austérité imposée par les projets de loi de financement de la sécu et les lois hospitalières (Bachelot et Touraine) a pour conséquence l'accélération des restructurations: partout en France les hôpitaux sont fermes ou vidés de  l'essentiel de leurs services (chirurgie, urgences); les maternités continuent à fermer.

 

Le regroupement autoritaire de 850 établissements en 135 Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) est en train d’achever de tuer les structures de proximité encore existantes. Ces restructurations, regroupements, fermetures de services au sein des établissements hospitaliers entraînent de graves bouleversements dans l’organisation des soins.

 

Cette austérité se traduit par 22000 suppressions de postes, des fermetures de lits, la mise en place de contrats de travail précaires. La pression insupportable qui pèse sur le personnel entraîne actuellement une augmentation jamais vue de cas de burn-out ou de suicides chez les professionnels de santé.

 

Les fermetures de structures hospitalières, l’austérité, la pression exercée sur le personnel se répercutent aussi sur les patients-es : éloignement, difficultés d'accès aux soins, engorgement des services, baisse de la qualité des soins. La chirurgie en ambulatoire (sans hospitalisation de nuit) et les sorties précoces sont maintenant imposées, non pas dans l'intérêt du patient-e mais parce que ça coûte moins cher!

 

La destruction progressive du système de santé publique ouvre grand la voie à sa privatisation. Conséquence, la santé, aux mains de grands groupes privés et de fonds de pensions, deviendra de plus en plus coûteuse, de moins en moins accessible à l’ensemble de la population.

 

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Ne nous laissons pas faire tous ensemble pour revendiquer le droit a un véritable service publique de santé de qualité

Le 8 Novembre à 13 Heures devant l’entrée n°1 de l’hôpital Manchester.

 

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales, #santé, #usd08

Publié le 7 Novembre 2016

Présentée comme une « mise à l’abri » humanitaire, la destruction du bidonville de Calais ne règle en rien la situation de milliers de migrantEs...

Présentée comme une « mise à l’abri » humanitaire, la destruction du bidonville de Calais ne règle en rien la situation de milliers de migrantEs...

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

Dispersés sur le territoire, hébergés pour quatre mois dans des centres d’accueil et d’orientation, ou contraints de retourner à la clandestinité... Les rafles et les pelleteuses, à Paris comme à Calais, ne pourront rien face à la volonté irrépressible de circuler et de s’installer.

Retour sur un démantèlement « humanitaire »

Indécemment conçue et mise en scène telle une grande rencontre sportive ou musicale, les organisateurs préfectoraux de la destruction de la « jungle » de Calais se félicitaient d’avoir attribué plus de mille accréditations aux médias du monde entier, soit plus que pour le festival de Cannes... Dès lundi 24 octobre, les migrantEs médusés ont vu des équipes télé, des photographes, des journalistes, accompagnés de gardes du corps, arpenter leurs ruelles en quête de frissons. Il leur faudra attendre mardi après-midi pour immortaliser l’héroïne du jour, la préfète Fabienne Buccio, entourée d’un escadron de flics et de gendarmes, survolée par un hélicoptère, venue siffler le début des travaux de démolition.

Simultanément, les premières incendies embrasaient le campement. Notre préfète ethnologue expliquait alors que c’était « une tradition chez les Afghans lorsqu’ils quittaient leur maison »... Les « incendiaires » nous ont donné une toute autre version : l’expression d’un dernier acte de dignité et de rage... de ne pas laisser aux flics et à leurs pelleteuses la joie de détruire leurs habitations. Préférant la fuite, notre préfète se gardera bien d’aller à la rencontre de la manifestation surprise menée par une cinquantaine de jeunes femmes érythréennes, bientôt rejointes par d’autres, qui a parcouru le campement jusqu’au terminal de départ des cars, protestant contre les conditions indignes du démantèlement, contre la situation faite aux femmes migrantes et aux enfants.

Le traitement répugnant réservé aux mineurs

Résignés plus que convaincus, hésitants, par petits groupes, les habitantEs du bidonville ont rejoint les cars pour une vague destination... « C’est mieux d’accepter la Bretagne ou l’Alsace ? L’Auvergne ou les Pyrénées ? La Provence c’est raciste ? Les « dublinés » vont-ils être expulsés ? Les procédures de demande d’asile entamées à Calais vont-elles suivre ou faudra t-il tout recommencer à zéro ? »...

Entassés dans des containers sordides au milieu des débris d’une ville qu’on vient de raser (y compris les écoles de fortune animées par des bénévoles), fuyant une zone cauchemardesque pour un nouveau campement discret, ou s’installant épuisés dans un parc du centre-ville, 1 500 à 2 000 « bambinos » (c’est comme ça qu’on les appelle) sont laissés à l’abandon ou presque. Les plus « chanceux » – quelques centaines ? – pourront peut-être rejoindre leurs familles en Grande-Bretagne, c’est du moins ce que prétendent les autorités. Sélectionnés comme du bétail par des équipes de flics français et britanniques pour déterminer arbitrairement leur âge (on parle même d’analyses dentaires pour l’entrée au Royaume-Uni...), qu’adviendra-t-il des « recalés » ?

Et maintenant, faire échec aux manifestations racistes, développer la solidarité

Comme on pouvait s’y attendre, et contrairement aux affirmations d’Emmanuelle Cosse, des centaines de réfugiéEs chassés de Calais sont aujourd’hui de retour sur Paris et viennent grossir les rangs des campements de Jaurès, Flandres et quai de Jemmapes. Fort de ce qu’il prétend être un succès (!), le gouvernement entend récidiver en détruisant les camps parisiens où « résident » plus de 2 500 personnes, alors que la capacités d’accueil du futur CAO situé porte de la Chapelle n’est que de quelques centaines de places...

Face à cette nouvelle menace de dispersion, invisibilisation nous devons exiger avec les réfugiéEs l’accès immédiat à un toit pour touTEs, l’arrêt des contrôles et des brutalités policières, la régularisation de tous les sans-papiers, l’ouverture des frontières et le droit à l’installation.

Les 450 CAO répartis sur l’ensemble du territoire sont autant de lieux propices à une intervention antiraciste concrète : pour y rencontrer les migrantEs, veiller avec eux au suivi de leurs dossiers, construire des passerelles avec la population, et organiser la riposte aux mobilisations hostiles. En quelques semaines, une quinzaine d’initiatives du F-Haine et des identitaires ont été mise en échec par la mobilisation...

Le vent est en train de tourner, sachons en profiter !

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #immigration

Publié le 1 Novembre 2016

Rassemblement devant le Centre Hospitalier de MANCHESTER à CHARLEVILLE MEZIERES

Le mardi 8 novembre 2016 13H

Pour en finir avec les politiques d’austérité, Ensemble, convaincu.e.s que notre unité est notre force !

 

La CGT appelle l’ensemble de ses organisations à créer les conditions de la réussite de cette mobilisation, le droit à la santé doit être un droit pour tous les salariés, pour toute la population de ce pays,

 

Avec nos camarades de la santé et de l’action sociale demandons :

 

►L’Abandon de la « territorialisation » de l’offre de soins, des Groupements Hospitaliers de Territoire et des restructurations.

 

►Arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes.

 

►Revendiquons des moyens budgétaires permettant aux établissements sanitaires et médico-sociaux d’assurer leur mission de Service Public, d’investir, d’embaucher et de titulariser les salarié-es contractuel-les.

 

►Une égalité salariale entre les femmes et les hommes.

 

►Un plan d’urgence de formation initiale et continue pour palier au déficit démographique actuel et garantir à l’avenir des effectifs permettant un retour à la qualité, la sécurité et au confort du soin.

 

►La préservation et le développement d’un service public républicain de santé, de proximité sur l’ensemble du territoire, garant d’une réelle égalité dans l’accès aux soins.

 

Défendons la santé le 8 novembre à 13 heures devant l'hôpital de Manchester

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales, #usd08, #santé