Publié le 10 Février 2017

La CGT toujours première dans les TPE

La CGT recueille 25,1% aux élections des très petites entreprises, mais l'abstention atteint un record de 92%.

 

L'espoir caressé par le gouvernement  et le patronat de voir la CFDT supplanter la CGT aux élections des très petites entreprises a été déçu.

Bien qu'en baisse de 4,4 points à 25,1% par rapport à 2012 la centrale de Montreuil continue de devancer de près de 10 points sa poursuivante qui elle, recule de 3,8 points à 15,5%.

Derrière, FO, qui se classe toujours troisième avec 13% (-2.2 points), est talonnée par l'UNSA qui progresse de 5.2 points à 12.5%. 

Cetter dernière est, avec la CGC (3.4% et 19 000 suffrages), la seule à progresser en voix (+7 300 à 40 400).

C'est sans doute, la principale caractéristique du scrutin, la participation qui n'atteignait que 10% des 4.5 millions d'inscrits en 2012 est passée sous la barre des 8%, avec 330 938 votants seulement.

La responsabilité en incombe au gouvernement qui, comme l'a dénoncé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a "multiplié les embûches" au bon déroulement du scrutin.

Initialement prévu du 28 novembre au 12 décembre 2016, celui-ci a été reporté au dernier moment du 30 décembre dernier au 13 janvier 2017.

Le gouvernement a aussi refusé d'allonger la période de vote comme le proposaient les organisations syndicales, à l'exception il est vrai de la CFDT.

 

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Le gouvernement a multiplié les embûches: dates reportées, refus d'un allongement de la durée du scrutin...

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Au final, les manoeuvres gouvernementales contribuent à affaiblir les représentants des salariés des TPE.

Déjà cantonnés à un rôle de conseil et d'information, ils ne pourront guère s'appuyer sur la participation électorale pour s'imposer face à un patronat hostile à toute présence syndicale.

 

Source: L'Humanité Dimanche

Mise en page: Cédric Mimille

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #élection tpe, #social, #actualite

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Publié le 21 Janvier 2017

Les camarades ardennais en soutien pour les Ex "Goodyear"

Il était une dizaine à avoir fait le déplacement depuis les Ardennes pour aller soutenir nos 8 camarades le 11 janvier afin d'entendre le rendu de jugement du procès en appel en date du 19,20 octobre 2016.

Le résultat est malheureusement sans équivoque pour avoir défendu l'emploi, 7 des 8 ex-salariés Goodyear condamnés à 12 mois de prisons avec sursis, avec une mise à l’épreuve de cinq ans et l’inscription au casier judiciaire.

Totalement inacceptable, d'autant que la direction de l’entreprise avait retiré sa plainte.

Le gouvernement s'acharne à criminaliser l'action syndicale.

C'est une atteinte aux libertés syndicales.

L'avocat des Goodyear a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation.

Le combat doit continuer, les Camarades, on lâche rien.

 

Cédric Mimille, Phillipe Maire

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Publié dans #luttes locales, #goodyear

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Publié le 8 Janvier 2017

Solidarité avec les Goodyear le 11 janvier

Mercredi 11 janvier à partir de 9h devant le palais de justice d'Amiens.

 

A l'occassion du verdict du procès des Goodyear le 11 janvier 2017 devant le tribunal d'Amiens , une poignée de camarades de l'UD CGT des Ardennes et du collectif jeunes se rendront sur place pour demander la relaxe de nos camarades et écouter le verdict du procès contre l'action syndicale dans son ensemble.

Vous pouvez retrouver l'article écrit précédemment sur la journée de soutien au cours du procès du 19 octobre 2016 sur le lien suivant: 

Article sur le procès des Goodyear

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes sociales, #actualite, #goodyear

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Publié le 8 Janvier 2017

Résolution de l’ONU sur les colonies israéliennes : un camouflet pour Netanyahou !

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

Condamnant la poursuite de la colonisation des territoires occupés, la résolution 2 334,votée le 23 décembre par le Conseil de sécurité de l’ONU ne peut que réjouir les amiEs de la Palestine...

Certes, cette résolution n’est pas assortie de mesures contraignantes, mais elle illustre l’impasse dans laquelle se trouve Tel Aviv sur le plan diplomatique.

 

 

Des alliés de plus en plus regardants

Comme on pouvait s’y attendre, la réaction du gouvernement israélien à cette résolution historique défavorable (la dernière datait de 1979) est à la mesure de la posture méprisante et belliqueuse qu’il a adoptée depuis des décennies. Netanyahou – poursuivi par ailleurs pour avoir perçu des « cadeaux illégaux » – a déclaré qu’Israël allait « limiter les relations avec les pays qui ont voté la résolution de l’ONU. »

Cette fuite en avant résiste mal à une analyse, même rapide, des difficultés auxquelles se trouve confronté l’État sioniste aujourd’hui. Ancienne tête de pont de l’impérialisme au Proche-Orient, Israël est en perte de vitesse au niveau de ses capacités militaires, et se trouve confronté à de nouvelles puissances locales dans un monde multilatéral. Sur le plan social, la situation n’est guère plus brillante, on assiste à une augmentation de la pauvreté qui dissuade nombre de juifs de la diaspora anciens candidats à « l’alyah » à mettre leur projet à exécution. L’industrie militaire elle-même est en crise, et la politique frénétique de colonisation est en train de ruiner le pays. Dans de telles conditions, on voit mal comment Netanyahou et sa clique pourraient claquer la porte aux alliés traditionnels.

Quelles conséquences ?

À elle seule, cette résolution ne peut bien évidemment en rien régler l’avenir de la Palestine, en particulier du droit au retour pour les Palestiniens chassés de leur pays en 1947. Pour autant, ses conséquences diplomatiques pourront être exploitées par ses partisans. Contrairement à ce qu’affirme Trump, le président pas encore en fonction, l’adoption de la résolution est définitive et ni son équipe ni les représentants d’Israël à l’ONU n’y pourront rien changer.

 

 

Elle aura des conséquences au niveau européen, notamment pour instruire des dossiers devant le TPI, ce que redoutent les dirigeants sionistes. Elle accroît aussi la légitimité de la campagne BDS au niveau de l’opinion publique. À l’initiative de la France, une « conférence de la paix » réunissant 70  pays se tiendra à Paris ce 15 janvier, cela pour la première fois depuis 9 ans. Nul doute que cette conférence sera fortement influencée par la nouvelle résolution de l’ONU. Et logiquement Israël a d’ailleurs annoncé qu’il n’y participerait pas...

Donner un nouvel élan à la campagne BDS

Les militantEs antisionistes et anti-impérialistes ne nourrissent aucune illusion sur la mise en application des résolutions de l’ONU. Depuis sa création en 1947, Israël n’en a d’ailleurs respecté aucune.

Par cette résolution, Obama prétend vouloir« sauver Israël de lui-même »... Pour ma part, je ne compte que sur la mobilisation internationale pour sauver la Palestine. La campagne BDS France est le cadre le plus approprié pour faire progresser cette idée. Malgré la répression et les nombreux procès, sa légitimité grandit. Répondons présents lors de ses nouvelles mobilisations.

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Publié dans #palestine, #internationale, #actualite

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Publié le 8 Janvier 2017

Évasion fiscale : pénaliser, vraiment !

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

L’évasion fiscale fait de nouveau parler d’elle. À travers de nouvelles affaires comme les Football Leaks, mais aussi avec des procès iniques comme ceux des lanceurs d’alerte ou des faucheurs de chaises…

Le 13 décembre dernier, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a sorti un avis sur « Les mécanismes d’évitement fiscal ». Selon son rapporteur, Antoine Dulin, « la fiscalité reste encore un débat d’initiés. Or, ce devrait être un débat de société, compte tenu du risque pesant sur la cohésion sociale et le consentement à l’impôt ». Le consentement à l’impôt est difficile à mesurer avec précision, mais certaines statistiques montrent que 28 % des personnes interrogées considèrent que l’impôt est une extorsion de fonds, et seulement 54 % pensent que c’est un geste citoyen. « Il y a le sentiment chez le contribuable d’être le seul à payer et que la fraude est insuffisamment traquée », relève Antoine Dulin.

Les différentes affaires de fraudes touchant des politiques, des artistes, et désormais des footballeurs, développent un sentiment d’impunité fiscale pour les plus riches. Dans son avis, le CESE appelle la France à jouer un rôle important sur la question de l’évasion fiscale et souhaite même que celle-ci soit abordée non pas au niveau de l’OCDE, mais à l’échelle des Nations unies dans ce qui serait une « COP fiscale », afin d’impliquer les pays en voie de développement. Comme si les COP permettait d’arrêter le réchauffement climatique…

Une fraude peu pénalisée

Selon ceux qui nous gouvernent, la France serait devenue « intraitable » face aux fraudeurs, donnant toujours plus de moyens pour lutter efficacement contre la fraude fiscale. Mais dans la pratique, peu de fraudeurs aisés ou de grandes entreprises se retrouvent devant les tribunaux. Cette politique de dépénalisation de la criminalité financière s’est accélérée sous Sarkozy et a, dans les faits, continué sous Hollande...

La France s’illustre par l’indulgence des peines prononcées contre la poignée de fraudeurs poursuivis, contrairement à de nombreux pays européens où certains fraudeurs sont condamnés à de la prison ferme. Par ailleurs, comment lutter efficacement contre la fraude fiscale quand des milliers d’emplois sont supprimés tous les ans aux finances publiques, en particulier dans la mission du contrôle fiscal ?

Pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale, il faudrait mettre réellement fin au secret bancaire et interdire de réaliser toute transaction avec un paradis fiscal. Le non-respect de cette interdiction devrait être assorti de sanctions très lourdes, jusqu’au retrait de la licence bancaire et au paiement de lourdes amendes. Mais au-delà, il y a nécessité de socialiser le secteur bancaire. Sans cela, la lutte contre la fraude fiscale n’est pour l’essentiel que du vent...

Faire le procès de l’évasion fiscale

En 2015, 40 actions de réquisitions de chaises ont été menées dans des banques pour dénoncer leur rôle dans le système de l’évasion fiscale. Ce lundi 9 janvier aura lieu à Dax (40) le premier procès d’un de ces « faucheurs de chaises », Jon Palais. Il risque 5 ans de prison pour « vol en réunion », suite à une plainte de la BNP, la banque française... qui a le plus de filiales dans des paradis fiscaux.

Alors que les évadés fiscaux et les organisateurs de ces évasions bénéficient d’une impunité quasi totale, grâce notamment au « verrou de Bercy » qui protège les délinquants financiers, le 9 janvier est une date importante pour soutenir les « faucheurs de chaises ».

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #paradis fiscaux, #actualite, #economie

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Publié le 8 Janvier 2017

Un monde à changer

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

 

LEUR AMIS, FORTUNÉS, ET LES NÔTRES.

 

L’ancienne ministre de Hollande Aurélie Filipetti a déclaré que Macron était «le candidat du grand capitalisme financier».

C’est sans doute vrai... mais il n’est pas le seul: en France comme dans les autres pays, le capital financier a en permanence plusieurs fers au feu, à droite comme à gauche.

Mais, il est exact que du côté de Macron, les millions ont commencé à ruisseler. Samedi 10 décembre, Emmanuel Macron a ainsi tenu un grand meeting parisien.

Coût de l’initiative: 400000 euros. Comment finance-t-il toutes ces dépenses, lui qui n’a pas le soutien d’un parti politique?

Certes, son mouvement «En marche!» se targue de 120000 membres... mais l’adhésion y est gratuite!

Au départ, outre l’argent qu’il avait gagné dans la banque, Macron a bénéficié du soutien d’Henry Hermand, grande fortune basée sur la grande distribution.

Mais depuis qu’il a décidé de se lancer dans la politique pour son propre compte, Macron a utilisé toutes les ficelles possibles pour récolter des fonds.

Paris Match a assuré qu’en mai dernier, alors qu’il était encore ministre de l’Économie, Macron «aurait levé près de 10 millions de livres sterling» (environ 12,75 millions d’euros) lors d’un déplacement à Londres.

L’ancien ministre a ainsi organisé plusieurs dîners, à Londres ou à New York. Pour y participer, chaque convive doit débourser 7500 euros, ce qui fait relativement cher le plat.

Mais ce prix est juste une manière déguisée de récolter le don maximum autorisé par la loi qu’un particulier peut faire à un parti politique, soit effectivement 7500 euros...

Ainsi va la politique…Elle est plus facile pour qui s’adresse à des gens capables de mettre 7500 euros dans un repas.

Notre camp social, ce sont les milliers de personnes qui, chacune à leur façon, luttent pour un autre monde que celui de la finance. Les seules ressources pour financer nos luttes, ce sont les cotisations de nos militantEs qui pensent que nous sommes utiles à notre camp social.

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Publié dans #élection 2017, #election presidentielle, #politique

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Publié le 23 Décembre 2016

 

 La Commission européenne a ordonné au géant de l'informatique Apple de payer 13 milliards de dollars en arriérés d'impôts au gouvernement irlandais, estimant qu’au-delà et malgré les taux d'impôt sur les sociétés Irlande particulièrement bas pour encourager l'installation de multinationales, le «traitement de faveur» offert à Apple avait donné des avantages injustes sur ses rivaux. Le gouvernement irlandais fait appel de cette décision et refuse ainsi ce revenu fiscal.1

Les détails de la conspiration criminelle entre Apple et le gouvernement irlandais peuvent être tout à fait choquant, tout comme le défi d'airain montré par Dublin et le géant de l'informatique dans l'opposition à la décision européenne. Nous savions qu'ils ont payé peu d'impôts, mais pratiquement aucun ? Qui aurait imaginé ça ?

Pourtant, tout le monde en Irlande a compris le tableau. Le gouvernement a tenu comme la Faucheuse sa taxe de 12,5% sur les sociétés malgré la pression de l'Union européenne. Il était prêt à nous faire tous mendiants pour satisfaire les banques, les détenteurs d'obligations et la troïka tant que la taxe était en garantie (Un initié du FMI a rapporté avoir gagné le soutien local pour les programmes d'austérité en permettant aux gouvernements de choisir un élément à conserver. Le Portugal a conservé l’état social, l’Irlande a pris l'impôt sur les sociétés)

Nous avons tous été dit que les détails du dernier budget, qui comprenait une taxe sur la connaissance qui aurait effectivement réduit de moitié les taux actuels de l'impôt sur les sociétés. Des détails ont été publiés sur les changements juridiques pour permettre une zone de faible imposition à Dublin. Le Sénat américain a qualifié l'Irlande de paradis fiscal. Le terme «double irlandais», “double Irish” signifie maintenant évasion fiscale en argot. Puis nous avons eu l'embarras de «l'économie de Leprechaun" : de grandes entreprises américaines faisant leur chemin à travers des sociétés irlandaises fictives pour éviter l'impôt ont produit un “taux de croissance” économique de 26% dans l'ensemble de l'économie!

 

Un capitalisme client

En fait, Apple est seulement l'une des milliers de sociétés transnationales qui paient “l'impôt zéro”. Il n'y a pas de contrôle politique, financier, juridique ou environnemental que le capitalisme irlandais se refuserait à plier ou casser pour soutenir le capital transnational ou l'impérialisme en général, le meilleur exemple de cela est la garantie inconditionnelle aux banques et aux détenteurs d'obligations qui a ruiné le pays en 2008.

Nous nous souvenons tous de leur bataille pour écraser le mouvement "Shell to Sea" opposé au géant pétrolier, l'accès sans restriction (et continue) à l'aéroport de Shannon pour la machine de guerre américaine, les accords avec le capitalisme vautour pour liquider des stocks de logements dans une période de crise massive du logement - et pour permettre aux vautours d’éviter l'impôt! La pourriture ne se limite pas au gouvernement - les dirigeants syndicaux, soit n'organisent pas la lutte dans les sociétés transnationales ou signent des accords de refus de grève.

Tout le monde connaît la façon dont on vante la politique d’imposition de l'Irlande. Ce rôle est largement accepté parce que beaucoup croient qu'il n'y a aucune alternative. Dans un sondage suite à la décision européenne appelant à la collecte de l'impôt, 52% de la population soutenait un appel du gouvernement contre elle au motif que cela supprimerait d'autres investissements transnationaux.

Explication

Quand les hurlements d'indignation s’éteignent, le besoin d'expliquer demeure. Le fait est que l'Irlande est un pays dominé par l'impérialisme.

Le capitalisme irlandais n'a pas intérêt à une quelconque forme d'indépendance économique ou politique. Il sert les sociétés transnationales et les détenteurs d'obligations à titre de client, exploitant au maximum les travailleurs irlandais. En interne, il agit comme une kleptocratie, volant tout ce qui existe dans un bourbier de corruption.

L'acceptation générale de la dépendance de l'Irlande entraîne un partenariat social, une collaboration de classe, entre les syndicats et les patrons. La défaite de la lutte de l’Irlande du Nord et la cooptation du Sinn Fein dans le maintien de la partition confirme cette dépendance et nourrit l'absence d'une opposition convaincante.

C’est l'impérialisme, idiot !

Le scandale Apple nous enseigne une leçon importante sur la loi. Une douleur sans fin a été infligée aux travailleurs irlandais, sellés avec la dette bancaire. On nous a dit que le droit européen, les règles européennes signifiaient qu'il n'y avait pas d'alternative. Maintenant, quand les décisions européennes agissent contre le capital américain, il y a un défi.

Il s’agit de la lutte des classes. Le droit joue un rôle secondaire. Une stratégie d'alliances dans au Parlement pour légiférer pour une société plus juste, séparée de la construction parti de la classe ouvrière massif, anti-impérialiste et socialiste est vouée à l'échec.

Nous devons aussi reconnaître que l'alternative à l'impérialisme est un programme anti-impérialiste. Le contrôle économique et politique de l'Irlande devrait être dans les mains de la classe ouvrière irlandaise. Les ressources naturelles devraient être exploitées de manière durable par nous-mêmes.

Nos ennemis nous disent que nous sommes irréalistes. Pourtant, nous vivons actuellement dans un système qui ne peut pas répondre aux besoins de base, qui vole et rapine, où les puissantes sociétés comme Apple trouvent que la production de produits de haute qualité ne produit pas suffisament de profits, qu'il faut comploter pour éviter même de très faibles niveaux d'imposition.

Il y aura beaucoup d'indignation face aux ententes fiscales de l'Irlande. On nous dira combien de maisons, les hôpitaux, les emplois et les écoles pourraient être achetés avec 13 milliards de dollars2.Finalement, nous devons faire face à la réalité que ce n'est pas ce veulent le capitalisme et l'impérialisme.

Le capitalisme est en déclin. Nous avons besoin d'une société socialiste où les besoins des travailleurs viennent avant tout. Si nous commençons cette lutte, alors nous trouverons nous avons des alliés à travers l'Europe et à travers le monde.

Cédric Mimille

  • 1. The Guardian, le 30 Août 2016 “Le taux de taxe d’Apple - ce qu’il signifie pour l’Irlande, les taxes et les multinationales”.
  •              2.  Selon les militants, la somme est équivalente à la totalité du budget de la santé ; voir BBC News “taxe d'Apple: vers un appel du cabinet irlandais contre la décision de l'UE”.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #informatique, #paradis fiscaux, #idées

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Publié le 22 Décembre 2016

Cliquez sur le lien pour lire les Ardennes syndicale numéro 9

Le nouveau numéro des Ardennes Syndicales est sorti pour les fêtes de fin d'année.

 

Au sommaire on retrouve :

  • En page de couverture le traditionnel édito ainsi qu'un rappel des échéances électorales ( TPE du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017,                                   les élections chez Manpower 1er tour le 21 mars 2017 2 ème tour le 16 mai 2017)

 

  • Page 2 et 3 l'actualité des luttes menées par la CGT des Ardennes au cours de ce dernier trimestre de l'année.

 

  • Et enfin la page 4 avec le planning des formations organisées par l'UD CGT des Ardennes.

 

 

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

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Publié le 20 Décembre 2016

Clinique Ormeau Pyrénées Tarbes (65) : 6eme semaine de grève !

Les salariéEs (majoritairement des femmes) des deux cliniques privées de Tarbes sont en grève reconductible depuis le 8 novembre. Ces deux sites appartiennent depuis peu au groupe Médipôle, un des géants de la santé privée. Les conditions de travail, déjà précaires, se sont aggravées depuis le rachat.

Départs non remplacés et fin de CDD, les salariéEs sont passés de 580 à 510... Des réorganisations avec des plannings intenables, et des « pools » de remplacements sur le tas pour combler les manques... Des journées de 12 h 40 payées 12, sans compter le temps de pause ni intégrer les transmissions... Suite aux pressions et à la fatigue, le nombre d’absences de courte durée a augmenté de 30 %, sans remplacements. Et les salaires sont ridiculement bas, 30 % en moyenne en dessous de ceux de l’hôpital, les plus bas étant même au-dessous du SMIC !

C’est contre ces conditions et pour imposer des négociations que les salariéEs, rassemblés en assemblée générale, ont décidé de s’associer à la journée nationale de la santé le 8 novembre et de partir ensuite en grève reconductible.

Le mouvement met la pression

Sans surprise, la direction et l’Agence régionale de santé ont pris une attitude dilatoire : le directeur prétexte l’absence de mandat pour négocier, et l’ARS reste aux abonnés absents... C’était sans compter sur la détermination des grévistes, mobilisées jusqu’à 80 %. Chaque jour des diffusions de tract à la population, des cortèges de grévistes, l’occupation de l’ARS avec placardage d’affiches : « ARS, Agence de réquisition des salariéEs », ont contraint la direction comme l’ARS à bouger. Samedi 3 décembre, une manifestation a rassemblé 1 800 personnes, ce qui est un chiffre très significatif pour une petite ville comme Tarbes.

Cette pression incessante, les assemblées de grévistes quotidiennes ouvertes à ceux qui soutiennent la lutte, un sens permanent de l’initiative qui déborde les cadres habituels, a gagné la sympathie de tout le monde et rythme la vie de la ville. « Consultations » gratuites au marché, occupation du hall des départs à l’aéroport, ouverture d’une caisse de solidarité à la grève (30 000 euros à ce jour), pétition en ligne... La grève fait l’actualité et oblige tout le monde à se positionner, politiques, institutionnels et direction. La direction et les cadres paniquent face à cette détermination : mardi 29 novembre, un médecin a même forcé un barrage filtrant, renversant un militant de la CGT, frôlant l’accident grave.

À suivre...

Cédric Mimille

Pétition en ligne.

Solidarité financière en ligne.

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Publié le 20 Décembre 2016

Mort de Fidel Castro : Une page se tourne

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

Fidel Castro sera identifié, à jamais, à la révolution cubaine. Dans les années 1960, cette révolution a suscité un enthousiasme sans précédent dans les jeunes générations de révolutionnaires...

Il faut se représenter le monde de l’époque : la guerre froide bat son plein et le stalinisme gèle le mouvement ouvrier international. La révolution cubaine va débloquer cette situation en créant un nouvel espoir.

Résurgence d’une dynamique révolutionnaire internationaliste

Comment une « guérilla » de quelques dizaines, puis de quelques centaines  de militants, entraîne-t-elle tout un peuple dans le renversement de la dictature sanglante de Batista ? Comment expliquer qu’un peuple de 10 millions d’habitants réussit à faire face à l’impérialisme américain, et à polariser ainsi la situation mondiale ?

C’est là qu’il faut reconnaître les qualités de direction de Fidel Castro. Celle ci-s’inscrit dans la tradition de José Marti, révolutionnaire cubain, champion de la lutte pour la libération nationale contre l’impérialisme nord-américain. Mais il faut noter une double spécificité de la révolution cubaine : alors que les stratégies d’alliance avec la bourgeoisie nationale dominent le mouvement ouvrier de l’époque, Fidel et ses camarades impulsent une stratégie de lutte armée, combinant des actions de guérilla, le mouvement des masses, des manifestations et grèves insurrectionnelles. La deuxième spécificité, c’est qu’en s’opposant à l’« impérialisme yankee », la direction cubaine assure la souveraineté du pays. Pour cela, elle nationalise les grandes propriétés capitalistes, en particulier nord-­américaines, et commence à sortir le pays du sous-développement, notamment en matière d’éducation et de santé.

Même si Cuba est un petit pays, Fidel propulse un processus révolutionnaire au sein même de l’hémisphère occidental. L’alchimie entre Fidel et Che Guevara renoue avec les meilleures traditions internationalistes du mouvement ouvrier. D’emblée, les appels au soutien des peuples en lutte se multiplient, en commençant par l’appui au peuple vietnamien. Les Cubains organisent en janvier 1966 la conférence internationale dite « Tricontinentale », qui regroupe les forces anti-impérialistes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Une première depuis les grandes conférences internationales des années vingt. Cette politique se concrétise dans les luttes armées entreprises par le Che en Amérique latine (Bolivie) et en Afrique (Congo). Elle se manifeste aussi dans les années 1970, par l’envoi de milliers de soldats cubains pour aider le peuple angolais à repousser les assauts des troupes sud-africaines.

Nous pouvons – et devons – discuter de certaines déviations militaristes des stratégies cubaines, mais l’essentiel, pour l’époque, est cette résurgence d’une dynamique révolutionnaire internationaliste.

Pressions soviétiques et déformations bureaucratiques

La révolution cubaine va, dès la fin des années 1960, s’affronter à la réalité des rapports de forces et du marché mondial. Elle paie dans sa chair l’avertissement lancé au mouvement révolutionnaire dès la révolution russe : « Le socialisme ne se construit pas dans un seul pays »...

Isolée, étranglée par le blocus et l’embargo nord-américain, la direction cubaine a de moins en moins les moyens de sa politique. Les accords tactiques nécessaires avec l’URSS contre l’impérialisme se transforment en subordination politique. En août 1968, Fidel Castro soutient l’intervention russe en Tchécoslovaquie. Sur le plan économique, le choix de renforcer la monoculture sucrière affaiblit considérablement le pays et aboutit à l’échec de la « Zafra » ­– récolte du sucre – de 1970. Il accroît la dépendance de Cuba envers l’URSS, d’autant plus que le blocus nord-­américain se renforce.

Dans ce contexte, le modèle soviétique sert de plus en plus de référence. Les conceptions verticalistes liées à l’empreinte du militarisme sur la politique cubaine ajoutées au modèle soviétique accentuent les déformations bureaucratiques de l’État cubain : restriction des libertés démocratiques, absence de pluralisme politique, répression contre les opposants, consolidation du régime du parti unique, inexistence de structures sociales ou politiques propres au peuple cubain...

Et maintenant ?

Dans ces conditions, nombreux vont prédire, à l’instar de l’URSS et des pays de l’Est, un effondrement de la révolution cubaine. Mais malgré les années terribles de la « période spéciale » marquée par la fin de l’aide soviétique, conjuguée à l’embargo nord-américain, Cuba a tenu ! Car, au-delà de ses erreurs, sa révolution n’a jamais été une importation russe. C’est un mouvement historique propre au peuple cubain. Ses ressorts « anti-yankees », les acquis de sa révolution – mêmes ténus –, sa volonté farouche de souveraineté, ont été plus forts.

Jusqu’à quand ? Les rapports de forces sont terriblement défavorables. Que va faire l’administration nord-américaine : submerger Cuba de marchandises ou continuer l’embargo ? Après la mort de Fidel, comment les forces au sein du Parti communiste et du peuple cubain vont-elles se réorganiser ? Les partisans d’une voie chinoise ou vietnamienne l’emporteront-ils ? Une fois de plus, le peuple cubain saura-t-il trouver les voies et les moyens de poursuivre la révolution ? Nous l’espérons et le soutenons dans ce combat.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #cuba, #internationale

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