Publié le 30 Avril 2018

Le 1er mai est synonyme de journée internationale de lutte des droits des travailleurs.

Pour la CGT des Ardennes le programme est le suivant :

9h30 : Rassemblement devant la statut Gonzague à Charleville-Mézières. 

10h: Début de la manifestation vers salle de Nevers où se déroulera le traditionnel meeting du 1er mai avec un débat sur les luttes du moment et enfin l'auteur Didier Bigorgne qui présentera son ouvrage sur la CGT des Ardennes de 1938 à 1968.

Réunissons-nous pour montrer notre mécontentement contre la politique de Macron et son monde.

 

Crédit photo: UL CGT Charleville-Mézières

 

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Publié le 19 Mars 2018

Après une manifestation réussit des retraités contre la politique de Robin des Riches , jeudi 15 mars et des personnels des maisons de retraite publiques , privés et des services d'aide à domicile.

La prochaine étape est le 22 mars 2018 à 13 heures devant la préfecture des Ardennes à Charleville-Mézières.

 Pour la défense des services publiques, de nos statuts, de nos conventions collectives et de nos retraites. La CGT avec l'intersyndicale FO, FSU et SOLIDAIRES appelle tous les salariés du public et du privé à participer au mouvement et à cet appel à la grève.

Le 22 mars tous ensemble contre Macron et son monde.

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Publié dans #actualite

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Publié le 20 Janvier 2018

Les directions hospitalières viennent de consolider leur budget 2017 et ont projeté celui de 2018 avec les agences régionales de santé. Une hécatombe programmée.

Les directions hospitalières viennent de consolider leur budget 2017 et ont projeté celui de 2018 avec les agences régionales de santé. Une hécatombe programmée.

Gréve dans les E.H.P.A.D (maison de retraite) du département pour que nos anciens et nos aïeules aient le droit à plus de 10 minutes de soin pour une toilette.

Retrouvons-nous le 30 janvier 2018 à 13h30 devant l'hôpital local de Nouzonville.

 

 

Les établissements publics hospitaliers ont été confrontés, en 2017, à un déficit compris entre 1,2 milliard et 1,5 milliard d’euros, soit trois fois plus qu’en 2016 (470 millions). 

Un cycle sans fin

L’augmentation de l’activité à hauteur de 2,5 ou 3 % n’a pas été au rendez-­vous, les enveloppes spéciales du gouvernement dites « dotations MIGAC » ont baissé drastiquement, les tarifs des actes hospitaliers ont encore diminué de 1 % cette année, l’accroissement de l’endettement devient indispensable pour continuer d’investir, les médicaments innovants coûtent de plus en plus cher, les factures non recouvrées progressent, l’absentéisme des salariéEs qui sont épuisés est devenu un cycle sans fin…

Pour 2018, les choix politiques du gouvernement vont accentuer cette mort lente des hôpitaux avec un « Objectif national des dépenses d’assurance maladie » qui progressera de 2,3 % et qui obligera des restrictions budgétaires record à 4,2 milliards d’euros (contre 4,05 milliards en 2017 et 3,4 milliards en 2016). Ce qui signifie du déficit et/ou des suppressions de postes en masse pour la grande majorité des hôpitaux, alors que les effectifs manquent déjà dans tous les services.

De Marseille à Paris

En ce qui concerne l’AP-HM, Assistance publique-hôpitaux de Marseille, cela va se traduire par une suppression de 800 à 1 000 postes, dont plus de 400 soignantEs pour le 3e CHU de France, qui cumule 1 milliard de dette et 400 millions de déficit sur un budget de 1,3 milliard d’euros. Tel est le chantage de l’État, contre 250 à 300 millions d’euros d’investissements. D’après les syndicats (FO, CGT, CNI), 223 postes ont déjà été supprimés depuis 2015, dont 81 dans les services de soins. Ces 300 à 400 suppressions de postes de soignantEs seraient l’équivalent pour l’ARS de fermetures de lits d’hospitalisation complète pour un développement de la chirurgie ambulatoire qui rapporterait des « gains de productivité ».

Pour le 1er CHU de France, l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), on parle de 180 à 280 suppressions de postes contre le maintien des investissements de l’ARS et de la Direction générale de l’offre de soins. L’AP-HP cumule 2,2 milliards d’euros d’endettement et 174 millions de déficit sur un budget de 7 milliards (soit respectivement 32,2 % d’endettement et 2,48 % de déficit). Et pour la première fois dans l’histoire de l’AP-HP, les représentants des médecins (CME) ont voté contre le budget à l’unanimité ! Pour eux, « la réduction des effectifs soignants rend irréaliste l’objectif d’un accroissement permanent de l’activité et dégrade la qualité de vie au travail. Cela fait courir un risque réel pour la sécurité et la qualité des soins dont nous sommes les garants. Tout en reconnaissant les efforts de la direction générale, la CME émet donc un avis défavorable sur le PGFP ». Alors que les personnels sont déjà épuisés, obligés de reporter leurs congés, que les arrêts maladie, maternité ne sont pas remplacés, l’épuisement professionnel gagne les hospitalierEs comme une pandémie, quand ils ne se suicident pas…..

Imposer une autre logique de financement de l’hôpital

Malgré les « économies » réalisées, comme la réforme de l’organisation du travail qui a sacrifié des jours de repos aux salariéEs, la diminution de l’indemnité du travail de nuit, la restriction de la prime d’installation pour les personnes qui deviennent titulaires, ces régressions ne sont qu’une goutte d’eau dans le retour à l’équilibre financier exigé.

C’est le financement de l’hôpital qu’il faut changer ! Car les tarifs des actes hospitaliers sont sous-évalués et ne peuvent « coller » à la réalité de chaque situation de travail. Surtout quand ils sont soumis aux choix politiques qui favorisent les restrictions budgétaires plutôt que la chasse aux paradis fiscaux ou à l’« optimisation fiscale ». Et ce n’est pas le semblant de révision de la tarification à l’activité annoncé par la ministre Buzyn qui donnera à l’hôpital les moyens de remplir ses missions. 

La politique fiscale macronienne, qui choisit de faire payer, au sens propre comme au figuré, les pauvres plutôt que les riches, est une atteinte aux droits humains voire une mise en danger d’autrui !

Les foyers de lutte sont nombreux mais en ordre dispersé. Pour autant, les hospitalierEs en lutte arrachent quelques victoires, à l’instar des grévistes de la pédopsychiatrie de Toulouse et de ceux de la psychiatrie de Rennes.

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Publié dans #luttes locales

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Publié le 25 Novembre 2017

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

 

Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Associations et partis politiques apportent des solutions pour endiguer les violences faites aux femmes, alors que les propositions avancées par l’exécutif ,ne les convainquent pas

L'affaire Weinstein aux Etats-Unis et les révélations en rafale qu'elle a déclenchées ont poussé l'exécutif à dresser un grand plan "de sécurité sexuelle", qu'Emmanuel Macron compte dévoiler ce samedi.

L'Opinion en a révélé, jeudi, quelques pistes: campagne de communication, opération de sensibilisation contre la pornographie dans les établissements scolaires, généralisation de la "préplainte" en ligne, " recueil  de preuves" sans dépôt de plainte auprès des hôpitaux...

 

Edouard Phillipe s'est dit inquiet de "s'interdire une séduction intellectuelle" et  des "accusations excessives" de harcèlement (2% à 4% des cas)

S'ajoutent à cela  les mesures, mises sur la table par la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, autour de la lutte contre le harcèlement de rue, l'allongement du délai de prescription et l'instauration d'un âge de présomption de non-consentement sexuel.

Tout ceci avant une "grande loi citoyenne" qui verrait le jour "idéalement" en 2018.

En France, seul 0.006% du budget global de l'Etat est consacré aux droits des femmes. Jean-Paul Pelissier/Reuters

Le "modeste" projet de loi de Marlène Schiappa

"Le chef de l'Etat commence à comprendre l'enjeu après avoir résumé les agressions sexuelles aux quartiers difficiles et simplement appelé les femmes à aller voir la police, remarque Caroline De Haas, à l'origine avec d'autres d'une pétition (128 500 signatures environ) pour un plan d'urgence contre les violences sexuelles.

Mais je ne peux pas croire que le projet se résume à cela.Il n'y a rien sur la formation, sur l'éducation ou le monde du travail." C'est le "modeste" projet de la loi de Marlène Schiappa qu'ont également dénoncé Mercredi le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) et Osez le féminisme.

"Ce dont on a besoin, ce n'est pas d'un texte de plus, mais, comme on a su le faire l'Espagne en 2004, d'une véritable loi-cadre, d'un projet global, immédiat et durable", plaide Suzy Rojtman, porte-parole du CNDF.

Avant d'énumérer une série de propositions: doublement des référents victimes dans les commissariats, réintroduction de manière pérenne des ABCD de l'égalité à l'école, formation des cadres dirigeants et des personnels RH dans l'entreprise...

Le collectif d'associations écrira prochainement à Emmanuel Macron, en espérant que le sujet se retrouvera au-dessus de la pile.

" Mais nous craignons qu'il n'y ait pas suffisamment de volonté politique sur ce sujet. Treize ans après sa loi, l'Espagne a encore débloqué un milliard d'euros en juillet dernier pour lancer un nouveau plan contre les violences machistes. Sera-t-on capable de ça en France ?" interroge Marie Allibert, porte parole d'Osez le féminisme.

En France, 0.006% du budget global de l'Etat est consacré aux droits des femmes.

Comment faire honneur à cette grande cause nationale tant promue par le candidat Macron sans financement conséquent? Pour certains, le point noir, c'est l'absence de ministère dédié.

Laurence Cohen, corresponsable de la commission femmes-féminisme au PCF,s'interroge sur le fait de faire "confiance à un gouvernement qui, dès son installation, a renoncé" à un tel ministère.

Hélène Bidard, adjointe à la mairie de Paris chargée notamment de l'égalité femmes-hommes, pointe une contradiction: " L'argument était que, placé sous le premier ministre, ce secrétariat aurait les moyens de Matignon. Mais pour le moment, rien n'est débloqué."

Marlène Schiappa a beau mettre en avant le maintien de " toutes les subventions nationales aux associations de lutte contre les violences sexuelles" (L'Humanité du 17 novembre), le compte n'y est pas pour les associations, qui demandent leur augmentation.

Pour Hélène Bidard, cette hausse devrait s'élever à 50% pour faire face aux" 30% de plaintes en plus" en octobre.

"Car les associations, déja à flux tendu, sont dans l'incapacité d'appliquer leur mission, relève-t-elle. Si l'on ajoute le manque de financement des centres d'hébergement, les femmes se retrouvent sans aucune porte de sortie."

Une proposition de loi-cadre, élaboré par le CNDF, a été déposée en 2013 au Parlement par les groupes GDR et CRG... mais personne ne s'en est emparé.

"Si le gouvernement avait une vraie volonté politique, il pourrait faire en sorte de rencontrer les acteurs de cette proposition pour élaborer une loi plus efficace et plus pertinente" lance Laurence Cohen, comme une invitation.

Crédit: L'humanité Journalistes :Audrey Loussouarn et Alexandre Fache

 

Une pétition lancée par Caroline De Haas qui demande au président Macron un plan d'urgence contre les violences sexuelles lien ci-contre.

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Publié dans #actualite, #droits des femmes, #agir

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Publié le 17 Novembre 2017

Entre centenaire de la révolution russe et soutien à Salah Hamouri, la Fête de l'Humanité Rhône 2017 sera festive et revendicative.

 

 

 

Pour la sixième année consécutive, la Fête de l'Humanité Rhône se tiendra à Vaulx-en-Velin , ce samedi. Côté débats, centenaire oblige, la révolution russe de 1917 sera questionnée, à la fois à travers une exposition historique, et un débat (15 heures) avec notamment la sénatrice PCF Cécile Cukierman,  sur ce que signifie être révolutionnaire aujourd'hui.

Présents également, l'ancien secrétaire général de l'union départementale CGT du Rhône, Pierre Coquan, Marius Muras et Mathilde Hard, responsables du Mouvement des jeunes communistes de France, et Jean-Claude Romettino, professeur agrégé et membre de l'association l'Improbable.

Autre temps fort, un rassemblement de solidarité avec l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri (14h15), de nouveau arrêté et condamné par un tribunal militaitre israélien.

L'ancien député Jean-Claude Lefort, beau-père du jeune homme emprisonné et coordianateur national de son comité de soutien, sera présent pour exiger, ainsi que militants et simples citoyens, sa libération.

Marc Brynhole, membre du comité exécutif national du PCF et conseiller régional du Centre, prononcera le discours de clôture.

Outre le repas fraternel (12 heures), les stands proposeront boissons et snacks.

Les amateurs d'art pourront découvrir les toiles hyperréalistes de la peintre Nathalie Augert, mais aussi les installations de land art de Marc Pedoux, alliant nature et sculpture.

Le soir, la musique prendra le relais avec trois concerts, le son métissé d'Akoklane, puis la pop-folk de Nazca, enfin le groove du Fat Bastard GangBand, puisant ses influences autant dans les musiques traditionnelles balkaniques que dans les sons électroniques.

 

Crédit: L'Humanité Tania Meller

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Publié dans #actualite, #fete de l'humanité, #salah hamouri

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Publié le 15 Novembre 2017

Aujourd'hui, j'ai envie de mettre à l'honneur l'organe de presse de la CGT et particulièrement le journal mensuel destiné aux adhérents de notre centrale syndicale qui s'appelle "Ensemble!".

Dans ce numéro. La une :

  • concerne un dossier sur la mobilité suite aux assises de la mobilité, lancées en septembre par le gouvernement Philippe. ( Je publierai un extrait ci-dessous)

 

  • Un hommage à l'ancien secrétaire général de la CGT Louis Viannet à travers un interview de son successeur Bernard Thibault.

 

  • Un débat sur le rôle de l'Etat avec Marie-Claire Cailletaud pour la CGT et Jean-Marc Daniel, économiste libéral.

 

  • Un sujet poignant sur les soignants en EHPAD déprimés, éreintés qui crient leur mal-être.

 

  • Un reportage sur les routiers qui ont ouvert une brêche dans le réforme du code du travail par ordonnances.

 

  • Sujet international avec la situation en Espagne et la Catalogne et quelle réponse syndicale à apporter.

 

  • Et plein d'autres sujets diversifiés.

 

Mobilités

 

Galères. Le gouvernement promet de faciliter les transports, sans mesurer les enjeux en termes de services publics, d'aménagement ou d'environnement.

Sortie de route du ministrede l'Intérieur Gérard Collomb. Pour lui, les ouvriers de GM&S peuvent faire 140 kilometres par jour- de La Souterraine (fief de leur usine dans la Creuse) jusqu'à une fonderie d'Ussel (Corrèze)- pour travailler.

Il fait bien Paris-Lyon enTGV! A un détail près: aucun TGV ne passe en Creuse, où les vaches ont cessé de regarder passer les trains, réduits à peau de chagrin.

Pis, la SNCFvient de supprimer quatre arrêts à la gare de La Souterraine,alors que le nombre de voyageurs a augmenté de 60% en sept ans.

Mais qu'on se rassure, M.Macron a promis de mettre le paquet sur les "transports du quotidien"...

Une expression fourre-tout pour le président, synonyme de vraie galère pour de nombreux Français.

" Le transport, c'est un handicap, témoigne Sylvie, secrétaire technique du comité régional (CR) CGT de Midi-Pyrénées, situé à Toulouse.

Pour aller bosser, à 25 kilomètres de chez moi, je mets 1h30 à cause des bouchons. J'arrive au bureau je suis déja fatiguée!"

La quête d'une meilleure qualité de vie et la pression immobilière ont repoussé les habitants loin des centres urbains, où sont concentrés les emplois.

Les lois Notre et Maptam ayant accentué le phénomène de métropolisation, avec des grandes villes qui captent l'attention et, alentour, des zones rurales dénuées  de services publics, d'emplois, de transports, où rien n'est possible sans voiture.

De nos jours, la route représente d'ailleurs plus de 87% des modes de transport intérieurde voyageurs.

A l'inverse, le rail, plus écolo, ne constitue plus que 10%. Avec, pour résultat: des bouchons monstres dans les grandes villes et des pics de pollution de plus en plus fréquents.

Or, la politique des transports est étroitement liée à celles de l'aménagement du territoire, du maintien des services publics et des emplois de proximité, de l'environnement...

" Toutes les entreprises devraient être mises à contribution pour financer les transports collectifs urbains." Antoine Fatiga, CR-CGT Auvergne-Rhône-Alpes.

"Les transports du quotidien pour aller au travail, à l'école, chez son médecin, ect... doivent s'appuyer sur une offre de service public de transport",estime Jean-Luc Peltier, animateur en Bretagne de l'UIT(Union interfédérale des Transports)-CGT.

A rebours de la voie que semblent emprunter les assises de la mobilité - lancées en septembre par le gouvernement- qui doivent accoucher d'un projet de loi sur les mobilités début 2018.

"Les assises abordent les mobilités de façon individualisée, sans réflexion sur l'articulation entre le routier, le ferré et le fluvial", déplore Marc Thiberville,chargé du pôle économique des cheminots CGT.

Autre sujet de vigilance, les conventions TER, signées entre la SNCF et les régions, autorités organisatrices des transports.

Des régions telles que la Paca, l'Auvergne-Rhône-Alpes ou les Pays de la Loire désirent ouvrir à la concurrence leurs trains régionaux avant 2023. "La région présidée par Laurent Wauquiez veut financer ses TER à hauteur de 510 millions d'euros, contre 560 auparavant. Des lignes risquent de fermer ou d'être ralenties", diagnostique Antoine Fatiga, responsable des transports au sein du CR-CGT Auvergne-Rhône-Alpes, pour qui le train doit constituer l'épine dorsale des migrations du quotidien.

Ce spécialiste avance même quelques idées pour améliorer les transports collectifs et en faciliter l'usage: " baisser la TVA à 5.5% sur les transports collectifs et mettre à contribution toutes les entreprises pour financer des transports collectifs urbains, soit entre 50 et 60 millions d'euros en plus pour la région".

 

Crédit: Ensemble! Sarah Delattre.

 

 

 

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Publié dans #actualite, #transport, #vie syndicale

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Publié le 14 Novembre 2017

Dans l’Humanité de jeudi, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s’est ému d’une situation qui « pourrait conduire à une baisse des pensions pour les futurs retraités. Photo : AFP

 

Le projet visant à abaisser les retraites complémentaires trace la voie à la casse du régime général.

Avant la réforme systémique du régime général inscrite au programme d’Emmanuel Macron, la négociation qui se joue jusqu’à vendredi prochain entre syndicats et patronat sur les retraites complémentaires en est l’avant-goût. La CGT des cadres (Ugict) a sonné l’alerte dès l’ouverture des discussions, ce mercredi, en dévoilant que l’accord en préparation prévoit de faire des pensions une variable d’ajustement comme une autre de l’équilibre financier des caisses de retraite. Seraient concernées non seulement les pensions des futurs retraités mais « y compris celles déjà liquidées », c’est-à-dire les pensions des retraités actuels, lesquelles pourraient baisser de 9 % en quinze ans.

À compter du 1er janvier 2019, les régimes Agirc (cadres) et Arrco (ensemble des salariés du privé) sont en effet appelés à fusionner en un seul régime des retraites complémentaires. Cette unification doit être l’occasion d’inaugurer un pilotage financier quasi automatisé du système, intégrant la modification de la valeur du « point » qui sert de base au calcul des retraites complémentaires. Les progrès de l’espérance de vie conjugués à un chômage toujours très haut, en déformant le ratio actifs/retraités, conduiraient alors à baisser mécaniquement les pensions pour préserver les équilibres financiers du système.

 

Le Medef et la CFDT veulent fournir un modèle à Macron

 

Dans l’Humanité de jeudi, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, s’est ému d’une situation qui « pourrait conduire à une baisse des pensions pour les futurs retraités, mais également à une perte de revenus d’une année sur l’autre pour ceux qui sont déjà à la retraite, ce qui serait une première dans ce pays ». Jusqu’alors en effet, les générations parties à la retraite sont soumises aux règles en vigueur au moment où elles ont fait valoir leur droit à pension.

Le Medef et la CFDT, qui ne cachent pas leur ambition de fournir un « modèle » au projet d’Emmanuel Macron de transformer le régime général des retraites en système par points, défendent ces nouvelles règles, en promettant prudemment côté patronal que « les pensions ne baisseront pas », et côté syndical, que « les ajustements automatiques ne joueront qu’en cas de dérives » financières. Pourtant, le nouveau fonctionnement dénoncé par la CGT est bien « écrit noir sur blanc dans un texte (…) qui fixe les nouvelles règles » du régime, écrit le Parisien, qui a eu accès au document des services des Agirc-Arrco.

Crédit:Sébastien Crépel pour l'Humanité

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Publié dans #actualite, #protection sociale

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Publié le 14 Novembre 2017

La réforme du Parlement doit être un des chantiers du quinquennat Macron. Fabien Gay, jeune sénateur communiste, découvre des institutions déjà en voie de dépolitisation et s'inquiète pour l'avenir....

"On voudrait tuer les débats politiques que l'on ne s'y prendrait pas autrement."

C'est le constat de Fabien Gay, jeune sénateur de 33 ans, élu lors du scrutin de septembre dernier, en jetant son regard neuf sur l'institution.

"Avec ses projets de réformes, Macron veut accélérer un processus déja bien entamé, qui mine le démocratie", constate l'élu.

 

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" 90 amendements traités en 3 heures: un toutes les 2 minutes! Quel débat peut-on avoir dans ces conditions ?"

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"Ici, au Sénat, on nous répète en permanence que, au-delà des clivages, ,nous sommes tous là pour l'intérêt général, pour défendre les territoires.

Je crois effectivement que le Sénat n'a pas le même rôle que l'Assemblée, mais on ne peut pas dire qu'on défend les territoires et voter la baisse de dotations aux collectivités territoriales! s'insurge-t'il.

Ce sont bien des choix politques!" Déjà les procédures législatives que l'éxécutif veut "fluidifier" et "accélérer", sont parfois difficilement conciliables avec un vrai débat démocratique.

" Je travaille sur la loi hydrocarbures et je n'ai pu, faut de temps, auditionner que deux associations.

En commission, nous avons analysé 90 amendements en 3 heures, soit un toutes les 2 minutes, comment avoir un vrai débat contradictoire dans ces conditions?" s'interroge Fabien Gay.

"Ces questions touchent pourtant à l'avenir de la planète et aux choix énergétiques et de transport de notre pays", se désole-t-il.

Membre de la délégation entreprise, le nouveau parlementaire a également découvert la fabrique de concensus que sont les sujets économiques.

"Nous devons mener une mission sur la compétitivité de la France, l'un des sujets favoris des libéraux; nous devons donc auditionner des chefs d'entreprise, pourquoi pas ? Mais quand je demande à interroger aussi les représentant syndicaux ou les CHSCT, on me répond qu'on n'a pas le temps.

On voit bien que les contraintes techniques servent 'alibi pour imposerdes vues idéologiques."

 

EN TECHNOCRATIE

Cette tendance à faire entrer dans un cadre consensuel des choix de société est accentuée par l'arrivée de la nouvelle majorité: "Ce qui me frappe, c'est à quel point il y a accord entre la majorité présidentielle et la majorité sénatoriale de droite.

Le seul débat c'est "avec quelle force on serra la ceinture?", constate le sénateur. " Ce gouvernement est essentiellement composé de technocrates et très peu de politiques.

Nous, communistes, portons un projet de société qui n'entre pas dans leur champ de vision."

Un avis, que le militant d'originaire de Bordeaux partageait avant son élection,et qui ce voit renforcé avec l'expérience.

" Le secrétaire d'Etat au Logement est venu au Sénat et a répondu pendant 5 heures, sans notes, aux questions techniques des sénateurs.

Mais quand, avec les sénateurs communistes, nous l'avions interrogé sur l'impact dans la vie des gensde ces mesures (la baisse des APL - NDLR), il a semblé comme perdu, mal à l'aise pour nous répondre."

 

VERS LE BIPARTISME

Une réforme du Parlement serait donc la bienvenue, selon Fabien Gay, mais ce qui s'annonce ne lui plaît guère: " Macron veut adapter encore davantage les institutions au libéralisme.

On va réduire le nombre d'élus et donc favoriser le bipartisme, réduire le temps de débat et donc favoriser la vision dominante, et tout ça au nom de la crise politique?" fait mine de s'interroger le parlementaire, " c'est un contresens.

Il faut au contraire favoriser le lien entre élus et la population, donner de nouveaux moyens d'intervention pour arrêter de mener les mêmes politiques qui favorisent toujours les mêmes et écrasent la majorité".

Même minoritaire, le nouveau sénateur croit en la possibilité de "faire bouger les choses par le débat, en tout cas qu'on ne  compte pas sur nous pour nous taire face au nouveau coup de force démocratique qui se prépare".

C'est dit.

Crédit: Cédric Clérin pour l'Humanité Dimanche

 

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Publié dans #actualite, #politique, #information

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Publié le 27 Octobre 2017

#MeToo : Construire un mouvement de masse contre les violences faites aux femmes

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

Les #BalanceTonPorc et #MeToo ont pris une ampleur importante sur les réseaux sociaux, permettant de faire prendre conscience du problème structurel des violences faites aux femmes et empêchant les hommes de fermer encore les yeux sur celles-ci.

De #Metoo à #Wetoogether

Cette visibilité, si elle ne pouvait être que bénéfique, manquait toutefois d’un caractère militant : comment passer d’une dénonciation individuelle à la construction d’une lutte collective ?

Cette transformation est en train de se faire, puisque des rassemblements sont appelés ou en train de l’être dans de nombreuses villes de France : Paris, Lyon, Montpellier, Nantes, Marseille. Si l’initiative est au départ individuelle, elle a rapidement trouvé un écho collectif et une dynamique militante est en train de se mettre en place : collage d’affiches, animation de la place de la République dimanche prochain. 

Sur le modèle de ce qui avait été fait par les militantes italiennes de Non Una Di Meno (« Pas une de moins »), le mot d’ordre est #Wetoogether : contraction de « nous aussi » et « nous ensemble ». À moins d’un mois du 25 novembre, Journée internationale contre les violences faites aux femmes, il est possible et indispensable de construire un mouvement massif sur cette question qui a trouvé un écho à l’international ces dernières années (Argentine, Italie, Inde,…)

Des problèmes qu’il faut résoudre…

Si ces rassemblements sont très positifs et offrent enfin la possibilité de créer un mouvement qui sortirait des divisions du mouvement féministe, il nous faut pointer les problèmes qui, s’ils persistent, pourraient empêcher la construction d’un mouvement qui soit massif.

Le premier est le lien avec le mouvement féministe. Ce n’est pas un secret : ce mouvement est, en France, très divisé, avec d’un côté le mouvement féministe structuré issu des années 1970 et, de l’autre, des organisations radicales, et souvent l’impossibilité à agir ensemble (deux manifestations le 8 mars, par exemple). Mais cela n’en fait pas un mouvement inexistant, ni qu’il faudrait balayer d’un revers de la main. Ainsi le mouvement issu des années 1970, s’il s’est trop instutionnalisé, a des liens forts avec le mouvement ouvrier, notamment syndical, et mène un travail essentiel dans l’accueil de victimes de violences. D’ailleurs, dans certaines villes, ce sont ces cadres déjà existants qui appellent au rassemblement, comme à Marseille où le rassemblement est appelé par le collectif 13 Droit des femmes.

Le deuxième problème, et pas des moindres, est le cloisonnement de l’organisation de ces rassemblements. Il est difficile de s’en emparer et de créer une dynamique réellement collective pour le moment, toutes les décisions sont prises par en haut avec des systèmes de référentEs pour à peu près toutes les questions. Pour construire un mouvement de masse qui soit collectif et durable, et non un mouvement ponctuel initié d’en haut, il faut absolument développer des structures d’auto-organisation : assemblées générales, collectifs de quartiers, etc.

Enfin, le dernier problème est l’idée de rassemblement « apartisan », qui n’est pas la même chose que ce qu’on appelle mouvement autonome : autonome des organisations du mouvement ouvrier certes, mais évidemment pas autonome de la lutte des classes…

Ces trois problèmes doivent être résolus, en permettant l’unité du mouvement féministe autour des rassemblements du 29 octobre, avec en perspective la manifestation du 25 novembre, en favorisant l’auto-organisation et, enfin, en faisant le lien entre oppression des femmes et lutte des classes. Ainsi, nous pourrons vraiment dire « nous toutes ensemble ».

Mimosa Effe

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Publié dans #actualite, #feminisme, #violences sexistes

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Publié le 27 Octobre 2017

Budget 2018, l’entreprise de démolition sociale !

Le projet de budget 2018 réduit les dépenses publiques de 15 milliards d’euros pour atteindre 60 milliards d’euros en cinq ans. Réforme XXL du droit du travail et PLF 2018 sont deux ogives de l’arsenal gouvernemental de dynamitage de notre modèle social pour baisser le « coût du travail ».

Au lieu de s’attaquer au coût du capital, le budget baisse les prélèvements obligatoires au détriment des services publics pour laisser s’envoler les prélèvements financiers, et satisfaire aux conditions de la Bundesbank, de Berlin et de la BCE. Mais tout le monde n’est pas égal devant ces baisses. Les couches populaires subiront une hausse de 1,2 milliard d’euros par l’augmentation des taxes sur la consommation. S’ajoutent la majoration de la CSG, la baisse des l’APL, le rationnement supplémentaire des services publics et des dépenses de santé. Le budget 2018, c’est la restructuration libérale des prélèvements fiscaux et sociaux. Deux cibles : la protection sociale et les collectivités territoriales. La suppression de la taxe d’habitation, véritable marché de dupes, traduit la volonté de mise sous tutelle de l’État des collectivités territoriales, soumises comme toute administration publique à des règles de gouvernance gageant leurs dotations sur leurs capacités à économiser.

Le basculement de points de cotisations sociales vers la CSG, en accélérant la déresponsabilisation sociale des entreprises, veut faire disparaître le financement de la protection sociale par des cotisations prélevées sur la valeur ajoutée pour assurer par l’impôt un socle minimum de garanties et transférer le reste vers des assurances privées. Un vrai jackpot pour les entreprises et leurs actionnaires ! D’un côté, la suppression des cotisations sociales permettra de gonfler leurs prélèvements financiers, de l’autre, ils encaisseront les versements des particuliers aux assurances privées. Relancer la dépense publique est indispensable pour développer tous les services publics au lieu de les sacrifier sur l’autel de la rentabilité et du maintien de l’ordre.

Il s’agit de promouvoir un statut rénové des fonctionnaires avec des droits et garanties étendus ainsi qu’une vraie reconnaissance des qualifications au lieu de réduire leurs emplois de 120 000. D’une manière générale, l’enjeu est de sécuriser l’emploi et le progrès des qualifications pour tous avec un nouveau rôle pour la formation pour en finir avec le chômage et la précarité. À la place des gâchis d’aides aux profits (Cice, cadeaux et exonérations, plus de 200 milliards d’euros), les fonds publics doivent être utilisés comme levier d’une nouvelle orientation du crédit bancaire. Une profonde réforme de la fiscalité des entreprises s’impose. Au lieu de la course au moins-disant fiscal derrière l’illusion d’un fédéralisme européen, un nouvel impôt sur les sociétés progressif et modulé selon des critères sociaux et écologiques, un impôt local sur leur capital, un ISF modulé intégrant les biens professionnels inciteraient à une autre utilisation de l’argent des entreprises.

Un nouvel impôt sur le revenu plus progressif et relevé ferait reculer la part des taxes indirectes sur la consommation populaire. Face aux énormes besoins de financements pour les services publics, l’emploi et la relance économique, confrontée à une conjoncture instable, la France doit agir à Bruxelles pour la création d’un Fonds européen de développement économique, social et écologique financé par la création monétaire de la BCE. 

Par Jean-Marc Durand

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

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Publié le 22 Octobre 2017

Louis VIANNET: Le sens des autres

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de Louis Viannet, Secrétaire général de la CGT de 1992 à 1999.

C’est une perte immense pour notre pays et pour notre organisation.
Louis était un homme et un dirigeant toujours à l’écoute des autres, connu pour sa grande ouverture d’esprit et porteur d’une vraie vision sur les évolutions de la société.


Jeune militant au sein des PTT, chacun s’accorde à reconnaitre sa pugnacité revendicative et sa proximité permanente avec ses collègues. Après avoir occupé diverses responsabilités jusqu’au plus haut niveau de sa fédération, il intègre le bureau confédéral de la CGT en 1982 au congrès de Lille. A cette occasion, il est remarqué pour son intervention condamnant le tournant de la rigueur annoncée par Pierre Mauroy, le premier ministre de François Mitterrand.


En 1992, lorsqu’il est élu secrétaire général de la CGT dans une France marquée par le chômage de masse, la casse industrielle et l’effondrement d’un monde bipolaire, il s’attèle avec conviction et clairvoyance à travailler à l’indépendance de la CGT tout en impulsant son ouverture vers la diversité du monde du travail.
Il est très présent dans le mouvement social de 1995 où il œuvre pour un « syndicalisme rassemblé » persuadé que l’unité syndicale est nécessaire pour redonner espoir et confiance aux salariés et à l’ensemble du monde du travail.


Il milite également avec succès pour que la CGT trouve sa place dans le syndicalisme européen.
Après avoir quitté ses mandats, Louis n’a jamais cessé d’être présent aux côtés des militants et dirigeants de la CGT avec l’humilité et la réserve qui le caractérisait.


Louis aura profondément marqué la CGT durant les années où il y a occupé des responsabilités, faisant en sorte que notre organisation évolue face aux réalités du monde du travail tout en restant fidèle aux valeurs émancipatrices fondatrices de la CGT.

Montreuil, le 22 octobre 2017

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

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Publié le 24 Septembre 2017

A Laurent Wauquiez qui profite de l'"assistanat".

Le candidat à la présidence de LR n'a jamais de mots assez durs contre le "cancer de l'assistanat", à savoir la protection sociale... sauf pour lui.

"Lyon Capitale" a révélé que Wauquiez, en détachement du Conseil d'Etat depuis 2004, continuait à cotiser sans y travailler!

Légal,certes.

Mais l'assistanat, c'est les autres...

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #information

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Publié le 30 Août 2017

Le 12 septembre retrouvons nous à 11 heures pont des deux villes à Charleville-Mézières pour un barbecue de lutte contre la destruction massive du code du travail. 

Après un débat express conclu le 13 juillet, l’Assemblée nationale a autorisé le gouvernement à réformer le Code du travail par ordonnances. Mais c’est dans les coulisses que se joue le contenu précis de ces dernières.

L’adoption de la loi d’habilitation n’a pas fait un pli, les députés LREM et LR joignant leurs voix au bout de quatre jours de séance publique seulement. La commission des lois n’avait laissé filtrer que très peu d’amendements, sa présidente allant jusqu’à se vanter d’un taux d’acceptation de 0 % sur ceux déposés par les députés France insoumise, réduisant l’opposition à une fonction tribunitienne sans influence sur le texte. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a eu le champ libre pour multiplier les provocations, expliquant par exemple que le Code du travail était « inadapté à l’économie de notre temps » ou qu’il était fait « pour embêter 95 % des entreprises ».

Nouveaux reculs sociaux programmés

De fait, les précisions apportées par les rares amendements adoptés confortent la logique du texte ou l’approfondissent. La primauté de l’accord d’entreprise reste de mise, même si les ordonnances devront énumérer, quoique de façon limitative, les domaines pour lesquels la loi et les accords de branche pourront interdire les dérogations et ceux pour lesquels les petites entreprises pourront être dispensées d’appliquer les accords de branche sous réserve d’éventuelles contreparties. Ce qui revient à organiser un peu plus finement la répartition des domaines du droit relevant de la loi, de la branche et de l’entreprise, comme El Khomri l’avait fait sur la durée du travail, au détriment du principe de faveur. Un autre amendement avance dans la liquidation de la justice prud’homale en autorisant le gouvernement à faciliter la gestion privée des litiges sans avoir à recourir au juge du contrat de travail. Tout au plus, on notera la possibilité de prendre en compte un seuil d’effectifs pour la mise en place de l’instance unique de représentation du personnel, mais sans guère de précision.

« Dialogue social » ? 

Passage obligé, l’étape parlementaire n’est toutefois pas la préoccupation principale pour le gouvernement, qui sait la majorité à l’Assemblée nationale toute acquise. La feuille de route validée, l’exécutif a les mains encore plus libres pour peaufiner ses ordonnances. L’enjeu pour lui est de vérifier, pendant l’été, jusqu’où il peut pousser les attaques. Pour cela, il poursuit les réunions bilatérales avec les centrales syndicales et teste leurs réactions sur les options envisagées sans se fixer trop de limites. Ainsi, sur l’instance unique de représentation du personnel fusionnant comité d’entreprise, délégués du personnel et CHSCT, il serait désormais question d’y intégrer les délégués syndicaux par accord de branche ou d’entreprise ; et si, toujours par accord, les prérogatives de chaque instance pourraient être conservées, ce serait sans capacité d’agir en justice. En parallèle, le gouvernement tente de donner de maigres gages, en annonçant l’augmentation des indemnités de licenciement pour contrebalancer le plafonnement des indemnités prud’homales… mais sans oublier de servir le patronat avec la réforme du compte pénibilité, cyniquement renommé compte de prévention, qui ouvrira des droits à la retraite anticipée pour les salariéEs exposéEs seulement en cas de maladie déclarée !

L’urgence : organiser la mobilisation 

Le problème, c’est que cette tactique paie. Selon les options présentées, tous les autres syndicats font les yeux ronds en évoquant une ligne rouge qu’il faudrait voir à ne pas franchir mais qui, comme la ligne d’horizon, s’avère bien fictive. Dans l’exercice, la palme revient sans conteste à Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, qui, bien que finissant par trouver que « cela commence à coincer », explique qu’« on ne fait pas l’autopsie avant d’avoir vu le cadavre » et dit ne rien exclure… une fois les ordonnances publiées. D’ici à la grève du 12 septembre appelée par la CGT, il y a au contraire urgence à multiplier les initiatives d’information et de mobilisation si l’on ne veut pas que la dépouille soit celle du Code du travail.

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales

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Publié le 7 Juillet 2017

Les mots sont nos armes

Quand une phrase vaut mieux qu'un grand discours

Vous pouvez retrouvez l'integralité de l'interview sur la page facebook de la Relève et la Peste

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #loi travail, #idées

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Publié le 7 Juillet 2017

Passage de la caravane des saisonniers CGT dans les Ardennes

Ce mercredi 5 juillet la caravane des saisonniers comme l'année dernière a fait une halte dans le chef lieu du département des Ardennes.

La caravane était ménée par 3 camarades qui revenait de leur destination précédente qui était la ville de Lille.

Dès 9h30 la caravane part de la bourse du travail de Charleville-Mézières pour aller s'installer sur la place Ducale afin d'aller à la rencontre des saisonniers qui peuvent être employés sur la place et les quartiers alentours.

Une dizaine de camarades sont présents pour réaliser cette tâche notamment l'UL de Charleville-Mézières , L'UD des Ardennes , le Collectif Jeunes CGT 08 et quelques camarades qui passent donner un coup de main ou faire un petit coucou.

Deux médias ont répondu à nos sollicitations, la Semaine des Ardennes et la radio RVM " vous pouvez retrouvez l'interview du secrétaire général de l'UD des Ardennes Pascal Lattuada sur le lien suivant" : LA CARAVANE DES SAISONNIERS DE LA CGT A FAIT ÉTAPE À CHARLEVILLE

En début d'après midi la caravane se dirige vers le lac des Vieilles Forges pour aller à la rencontre d'autres saisonniers notamment dans le camping du site où un nombre non négligeable de saisonniers se trouvaient et avec lesquels nous avons pu discuter succinctement  et distribuer de la documentation concernant leurs droits et a permis de faire un travail de terrain en faveur de la CGT,qui est toujours présente auprès des salariés quelque soit leur statut.

Le second objectif était de toucher le plus grand nombre de citoyens pour la manifestation du 12 septembre afin d'expliquer les enjeux et la nécessité de se mobiliser pour ne pas bafouer des droits chèrement acquis par nos anciens camarades qui a l'occasion sont nos grands parents et arrières grands parents.

 

Cédric Mimille

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #collectif jeunes, #mobilisation, #information

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Publié le 6 Juillet 2017

Déclaration confédérale relative à la réforme du droit du travail
Déclaration de la Commission exécutive confédérale
 
Réforme du droit du travail : le double jeu du gouvernement
 

Le Gouvernement a engagé des rencontres avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme du droit du travail. Chaque organisation est reçue individuellement, en tout et pour tout six fois une heure, pour 120 ans d’histoire sociale ! La CGT a décidé de participer à ces réunions avec un double objectif

: - avoir une législation du travail renforçant les droits de l’ensemble du monde du travail (salariés et non-salariés) ;

- dénoncer l’idée selon laquelle les droits collectifs seraient responsables du chômage.

Sur la base d’un document de 15 pages, la CGT a mis sur la table des propositions allant dans ce sens. Personne ne peut donc évoquer la désertion et le refus de discuter de la CGT dans ce processus.

 

Où en est-on à ce jour ?

 

D’un côté, les syndicats sont reçus sans que le ministère ne dévoile précisément ses intentions. De l’autre, il faut lire la presse pour découvrir les principales mesures du futur projet de loi.

On y apprend, par exemple, qu’un CDI de « projet », dans la droite ligne du CPE (Contrat Première Embauche) rejeté par la rue en 2006, serait créé pour allonger dans le temps la précarité et pour supprimer toutes contraintes financières pour les employeurs. Ce n’est ni plus ni moins qu’une vieille revendication du Medef.

On y apprend également qu’il serait laissé la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d’adapter leur contrat de travail à un accord d’entreprise, même minoritaire. Dès lors, un salarié refusant une baisse de son salaire prévu dans un accord serait licencié sans possibilité de recours.

 

Et la liste est longue…

Alors que 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats ont rejeté la loi dite El Khomri, ce gouvernement veut écrire une loi pire que la précédente !

La CGT refuse de servir d’alibi ou de faire-valoir dans le cadre d’un dialogue social pipé d’avance.

Nous refusons d’ores et déjà d’entendre dire fin septembre que les ordonnances, présentées par le Gouvernement, auraient été co-élaborées avec les syndicats. C’est pourquoi notre organisation a lancé une campagne d’information, de débat mais aussi de mobilisation dans les services, les entreprises et les territoires, dans le public comme dans le privé. Ces initiatives se prolongeront tout l’été car il n’est pas question d’accepter ce marché de dupes.

La CGT considère que la mobilisation doit s’amplifier, s’ancrer sur tous les lieux de travail, dans un cadre unitaire le plus large possible. La rentrée de septembre doit être la traduction des résistances, du mécontentement et d’une volonté de changement en matière économique et sociale.

C’est pourquoi elle propose de faire du 12 septembre, une journée d’action et de grève dans toutes les entreprises et services.

Montreuil, le 27 juin 2017

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #loi travail, #mobilisation

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Publié le 29 Juin 2017

Montrons que la CGT est la seule barrière que peut rencontrer Emmanuel Macron sur son passage et montrons notre détermination et ce avant même le 12 septembre (plus d'infos à venir).

En venant à la rencontre du collectif jeunes CGT 08 le 5 juillet sur la place Ducale de Charleville-Mézières à partir de 10 h et jusque 16 h pour notamment discuter sur le thème  "combattre les idées d'extrême droite".

 

Un note d'humour sur ce chère syndicat qui renie chaque jour un peu plus les droits des salariés à la faveur des gouvernements successifs et du Medef.

 

 

"Les plus radicalisés envisageraient même de retenir leur respiration ou de taper du pied. Voire de se rouler par terre en criant. TREMBLE, EDOUARD PHILLIPE! " Source: Page Facebook Courant Anarchostalinien

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #luttes locales

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Publié le 15 Juin 2017

Eulalie

Ecouter les mots par François Taillandier.

EULALIE

Je m'intéresse trop à la politique.

Il faut toujours que je mette mon grain de sel.

C'est du masochisme, car, invariablement, les nouvelles de la vie politique me désolent, alors que lire ou écrire (autrement dit, faire mon métier) m'apporte toujours des joies sûres et profondes.

Ces jours-ci, par exemple, je feuilletais les actes d'un colloque consacré à la Cantilène de sainte Eulalie, le premier texte connu écrit en langue romane.

Il faut aller le chercher loin, ça, quand même!

Eh bien j'y trouvais plus de sérénité et de paix que dans toutes les dépêches de Yahoo Actualités, toutes les manchettes des quotidiens, tous les discours assommants et répétitifs des uns et des autres.

Je n'ai pas le culte de la tour d'ivoire, mais je persiste dans le sentiment que les écrivains ne sont pas faits pour la politique.

J'y songeais en apprenant qu'Aurélie Filippetti, ex-ministre de la Culture, venait d'être battue dans sa circonscription mosellane.

Je l'avais jadis croisée chez Stock , où elle avait publié un beau livre, les Derniers Jours de la classe ouvrière.

Après quoi elle préféra l'action politique. La voici emportée dans la déroute d'un parti auquel elle avait eu le mérite de demeurer fidèle, même en claquant la porte d'un gouvernement qui ne lui convenait plus.

C'est sans doute idiot, mais je regrette toujours un peu ce qu'elle aurait peut-être écrit.

"Il n'y a que des dupes pour s'obstiner à gouverner des événements toujours imprévisibles", disait Gobseck, l'usurier balzacien .

Evidemment, Gobseck ne s'intéressait qu'à ses sous.

Un écrivain ne s'intéresse pas qu'à ses sous, mais , comme le pingre Gobseck , il amasse patiemment des mots, des pages, des livres, pour s'expliquer le monde, et il arrive même que quelques lecteurs y trouvent leur bénéfice.
 

La parole politique et la parole littéraire relèvent de deux ordres différents de l'expression.

La parole politique se dissipe aujourd'hui en tweets, en commentaires à la fois hâtifs et rabâchés.

On se croit philosophe parce qu'on a sa petite idée sur Macron.

Une vraie parole littéraire(j'y inclus l'essai, la pensée, à côté de la fiction) n'a pas à être indifférente mais distanciée, différée.

Elle nous restitue le monde qu'on nous vole.

Je sens que je suis bien parti pour, la semaine prochaine, vous entretenir de la Cantilène de sainte Eulalie (ici trois smileys, SVP).

Je rappelle qu'en grec "Eulalie" signifie: la parole harmonique.

 

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #culture

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Publié le 14 Mai 2017

Les bons comptes de Ryanair font les bons amis européens.

Les bons comptes de Ryanair font les bons amis européens.

Ryanair va réclamer 15 millions d’euros à la France. La raison ? Dans un arrêt rendu le 27 avril, concernant la société allemande A-ROSA Fluschiff, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a ouvert une nouvelle brèche en faveur du dumping social..

Le « modèle » du transporteur aérien low-cost consistait à exploiter à fond le régime juridique du détachement transnational pour baser ses salariés à Marseille... tout en les affiliant à la sécurité sociale irlandaise, où les cotisations – et les garanties – sont inférieures.

Un modèle douteux qui était en fait une vraie fraude, reconnue comme telle par les tribunaux français en 2013 et 2014.

Ceux-ci ont condamné Ryanair pour travail dissimulé avec obligation de compenser le préjudice pour la Sécurité sociale et l’assurance chômage. En effet, dès lors qu’une entreprise exerce une activité stable, continue et permanente dans un pays donné, elle ne peut plus avoir recours au régime du détachement : elle doit y immatriculer un établissement, y déclarer ses salariés et y payer les cotisations sociales.

Abrogation du régime du détachement !

De la même façon, A-ROSA, spécialisée dans les croisières, avait employé sous contrat suisse 91 salariés sur des navires postés de façon permanente sur la Saône et le Rhône. L’URSSAF avait donc estimé que ces travailleurs devaient être rattachés à la Sécurité sociale française. Mais la CJUE ne l’entend pas de cette oreille. Pour elle, l’URSSAF ne pouvait remettre en cause la validité des certificats d’immatriculation à la sécurité sociale émis par la Suisse sans en référer d’abord à ses homologues.

Les avis sur la portée future de l’arrêt A-ROSA divergent, et de nouvelles péripéties juridiques sont probables. Mais pendant ce temps, la direction de Ryanair exulte et se fend d’un communiqué pour annoncer que « la Sécurité sociale française a agi illégalement au cours des 10 dernières années » et qu’elle réclame à la France le reversement de toutes les cotisations qu’elle a été condamnée à payer.

Une preuve supplémentaire que les institutions de l’Union européenne ont leur agenda propre, et peuvent pousser la destruction des droits des salariés plus loin que ne l’a souhaité tel ou tel de ses membres. Et une raison de plus pour les travailleurs de toute l’Europe d’imposer l’abrogation du régime du détachement qui ne profite qu’à leurs patrons.

Un même patron, un même contrat, les mêmes droits !

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #entreprises, #aviation

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Publié le 4 Mai 2017

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

 

Edito: Quinze années de division des salariés et de déréglementation du travail, de laminage, sont passées par là, qui ont nourri le vote pour le FN.

La colère et la désespérance sont compréhensibles.

Et la banalisation du FN, sa présence au second tour, catastrophique en soi, n'est malheureusement pas une surprise.

Cela explique en partie qu'il n'y a pas, comme en 2002, de grandes manifestations.

Mais ce n'est pas avec Emmanuel Macron, qui promet la continuité, que nous parviendrons à contrecarrer Marine Le Pen.

J'appel à ce qu'aucune voix ne se porte sur la candidate du FN mais je ne peux appeler à voter Macron.

D'un côté, nous avons une candidate qui divise les travailleurs; de l'autre, un candidat qui les met en concurrence.

Quel que soit l'élu, les salariés vont payer cher.

Nous n'aurons pas d'autre choix que d'opposer des luttes, nécessairement massives, à ce président.

Les cinq prochaines années se passeront dans la rue. 

C'est pourquoi je partage avec tous mes camarades de la CGT mais aussi l'intersyndicale l'objectif de la continuité du 1er mai qui vient de passer c'est à dire revendicatif.

Un temp pour dire: "Ni division ni concurrence"

 

Cédric Mimille

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #edito, #actualite, #élection 2017, #election presidentielle

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