Publié le 26 Septembre 2016

Procès de la chemise du sur-mesure contre le mouvement social.

L'affaire symbolise, avec d'autres, un quinquennat marqué par la répression syndicale. Cinq salariès d'Air France, membres de la CGT, passeront en correctionnelle les 27 et 28 septembre pour "violence en réunion". Le dossier est quasi vide mais peu importe, il s'agit de mater les fortes têtes et d'envoyer un message au mouvement social.

 

En principe , le procès devrait se tenir fin mai, en plein conflit sur la loi travail, mais le tribunal de Bobigny a prudemment décidé de la renvoyer à septembre... Pour éviter d'envenimer un climat social déjà explosif?

 

Il faut dire que l'affaire est hautement symbolique. D'abord les faits. Ils remontent au 5 octobre 2015, date du désormais fameux comité central d'entreprise (CCE) d'Air France, devant le siège de la compagnie.

 

Ce jour-là, 1500 salariés ont fait le déplacement pour entendre la confirmation de l'énorme casse sociale en préparation -2900 postes supprimés.

 

Très vite la situation dérape. Des manifestants en colère parviennent à entrer dans le bâtiment et prennent à partie les cadres dirigeants. Dans la bousculade qui s'ensuit, des coups sont échangés et un DRH se retrouve torse nu, avant d'être exfiltré par le service d'ordre, sous l'oeil des caméras.

 

Dans les heures qui suivent, des plaintes sont déposées contre cinq salariés d'Air France pour "violences volontaires aggravées par deux circonstances", que sont la "prémiditation" et la "réunion". Les salariés, tous membres de la CGT, encourent jusqu'à trois ans de prison et 45000 euros d'amende.

 

Brutalité et "voyous"

 

L'Humanité Dimanche ,dont cet article fait parti,a pu consulter le dossier (voir l'Humanité Dimanche du 16 décembre 2015). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les preuves accumulées contre les prévenus sont minces.

 

D'ailleurs, les agents de la PAF (police aux frontières) de Roissy, qui ont mené l'enquête, l'avouent eux-mêmes: la présence de très nombreux médias leur a permis d'avoir accès à une foultitude d'images, mais la densité et la mobilité de la foule rendrent "extrêment complexes les identifications formelles". Toutes les pièces auxquelles l'Humanité Dimanche a eu accès (captures d'écran ou photos) semblent difficilement exploitables.

On voit bien, ici ou là, des personnes dont le visage est identifiable, mais elles sont toujours noyées dans la masse, si bien qu'il semble impossible de déterminer les auteurs des actes "de violence".

Malgré tout, les cinq salariés ont été cueillis à leur domicile et envoyés en garde à vue pour 48 heures. 

Une débauche de moyens peu compatible avec la faiblesse du dossier...

 

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El Khomri valide un licenciement contre l'avis de l'inspection du travail. Valls, les 2900 suppressions de postes.

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Pour beaucoup d'acteurs du monde du travail, ce procès symbolise la brutalité sociale du quinquennat de François Hollande, marqué par une rare sévérité à l'égard des syndicalistes - et une bienveillance proportionnelle vis-à-vis du patronat. Depuis le départ, l'affaire Air France est d'ailleurs perçue par le pouvoir comme une façon d'envoyer un signal au mouvement social dans son ensemble.

 

Plus thatchérien que jamais, Manuel Valls surjoue les défenseurs de l'ordre social face aux grévistes d'Air France, qu'il taxe de "voyous" dès le lendemain du CCE. 

Le gouvernement apporte son soutien sans faille à la direction de l'avionneur, validant les suppressions de postes malgré le retour aux bénéfices (118 millions d'euros en 2015) de la compagnie.

 

Acharnement

 

Dix mois plus tard, la ministre du Travail, Myriam El-Khomri, donne son feu veret au licenciement d'un délégué de la CGT soupçonné d'avoir participé aux "violences", alors même que l'inspection du travail s'y était opposée quelques semaines plus tôt...

 

Le cabinet de la ministre assure avoit pris la décision à la suite d'une "analyse longue et minutieuse des faits survenus le 5 octobre 2015".

Elle n'a pas dû voir la même chose que l'inspection du travail, qui avait refusé le licenciement parce qu'elle estimait que " les faits invoqués pris dans leur ensemble ne permettaient pas d'établir l'existence d'une faute lourde commise par le salarié".

 

Il est difficile de ne pas faire le lien entre cet acharnement gouvernemental et un autre procès pour l'exemple, celui des "Goodyear" d'Amiens. En janvier 2016, soit 3 mois après l'affaire de la chemise, huit anciens salariés de l'usine de pneus d'Amiens-Nord (Somme) sont condamnés à 9 mois de prison ferme pour avoir retenu (sans violence) deux cadres dirigeants en plein conflit social. Une décision sans précédent, qui n'a pas arraché le moindre soupir de protestation de la part du gouvernement (à l'exception de Pascale Boistard, secrétaire d'Etat aux droit des femmes et l'élue d'Amiens, qui exprime son "émotion fraternelle" face à une " si lourde condamnation").

Et pour cause: le procureur- soumis hiérarchiquement au ministère de la Justice- avait requis 9 mois ! Dans cetta affaire, comme dans la précédente, la violence sociale subie par les salariés laissés sur le carreau a fait couler beaucoup moins d'encre que l'agressivité dont ils auraient fait preuve.

" Le gouvernement a voulu faire de nous un exemple! lance à la sortie de l'audience l'un des "Goodyear". Et dire aux gens: "Faites attention, si vous vous battez pour votre boulot, regardez ce qui peut vous attendre!"

 

Visiblement, l'avertissement vaut aussi pour ceux qui s'opposent aux projets de loi, si l'on en juge par le nombre de syndicalistes poursuivis dans le cadre des manifestations contre la loi travail.

L'un d'entre eux est le sociologue Nicolas Jounin (auteur de "Voyage de classes"), accusé de violence sur des CRS lors de la journée du 28 avril.

Son procès doit se tenir début octobre, au tribunal de Bobigny.

Le dossier judiciaire n'est pas mieux ficelé que pour Goodyear ou Air France, mais là encore, le symbole prendra le pas sur le fond...

 

 

MIse en page Mimille Cédric

Article Cyprien Boganda

 

 

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #air-france

Publié le 23 Septembre 2016

Elections TPE 2016: Un site internet pour donner de la force à nos métiers

Du 28 novembre au 12 décembre prochain auront lieu les élections professionnelles dans les toutes petites entreprises. Pour aider les salariés des TPE à s’informer sur leurs droits, la CGT leur ouvre un site internet entièrement dédié.

 

Les heures sup’, ça se paye comment ? Les assistantes maternelles dépendent-elles d’une convention collective ? Les apprentis peuvent-ils prendre des congés pour réviser leurs examens ?

Question droit du travail, on n’est pas toujours au courant de tout. Et lorsqu’on travaille dans une entreprise de moins de 11 salariés (la définition d’une TPE), on a parfois la - fausse - impression d’avoir moins de droits que les autres.

Pour répondre à toutes ces questions, pour vous permettre d’en poser de nouvelles et pour vous informer de vos droits, la CGT lance www.tpe.cgt.fr, un site réservé aux salariés des TPE.

Vous saurez tous de vos droits au quotidien et des enjeux des élections professionnelles qui auront lieu du 28 novembre au 12 décembre 2016.

Voir aussi la vidéo "Salariés des TPE, vous avez des droits !" voir ci dessous.

Les salariés des TPE comme les autres ont aussi le droit de se syndiquer, d’autant plus que c’est souvent dans ces entreprises là que les salaires sont les plus bas, que le temps de travail est le plus important...

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #élection tpe, #actualite

Publié le 22 Septembre 2016

Non aux licenciements et à la répression

Alors que Hollande s’était juré d’inverser la courbe du chômage en prétendant que le pacte de responsabilité, qui donne des milliards d’euros aux entreprises, devait résoudre le problème de l’emploi, il y aura plus de 6 millions de chômeurs à la fin de son quinquennat. La rentrée est marquée par une vague de licenciements dans les entreprises. Et cette situation s’aggravera avec l’application de la loi travail.

 

Profits pour eux, licenciements pour nous

5 000 postes sont menacés chez SFR, 750 chez Intel, 600 chez Servier, 500 à Alstom (6 500 en Europe pour le groupe General Electric), DCNS et HSBC, 240 chez Latécoère, 230 chez Philips et Outils Wolf, 110 chez Lafarge, etc. Et pourtant, la majorité de ces entreprises ne connaissent pas la crise.

Alstom n’est pas particulièrement en mauvaise santé financière et a bénéficié de plus de 90 millions d’euros d’aides de l’Etat. Servier a enregistré des bénéfices de 350 millions d’euros en 2015. Intel est insatisfait de ses bénéfices du deuxième trimestre car elle n’a pu verser « que » 1,2 milliard de dollars à ses actionnaires !

Quand les grandes entreprises ont des difficultés, elles licencient et sont aidées par l’État qui supprime leurs impôts ou leurs cotisations sociales et, quand elles vont bien, les actionnaires empochent les dividendes. Dans tous les cas, les travailleurs paient les pots cassés ! Toujours plus de raisons de vouloir imposer l’interdiction des licenciements et une réduction massive du temps de travail sans baisse de salaires.

 

Contre la Loi travail et son monde

La mobilisation du 15 septembre a montré que de nombreux salariéEs restent opposéEs à cette loi. Les organisations syndicales ne prévoient pas de nouvelle mobilisation interprofessionnelle mais des batailles juridiques et des luttes entreprise par entreprise. Pourtant, pour faire reculer ce gouvernement, nous savons qu’il faut un mouvement de l’ensemble du monde du travail. A nous de construire et de faire converger les luttes.

Cette loi, comme la loi Macron avant elle, donne toujours plus de possibilités au patronat de contourner la loi et les accords de branche dans chaque entreprise. Le gouvernement a maintenant en ligne de mire l’élargissement de ce principe à la fonction publique, pour supprimer des postes, casser le statut des fonctionnaires et réduire encore la qualité des services publics.

 

La répression, arme du gouvernement

La manifestation du 15 septembre a encore été l’occasion de violences policières : un manifestant a perdu la vue d’un œil, les fouilles ont été systématiques, les lacrymogènes et les coups des CRS cherchent à décourager les manifestants.

Dans les semaines qui viennent, de très nombreux militantEs seront convoquéEs pour des procès alors qu’ils se battaient contre la loi travail, pour la sauvegarde de leur emploi, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et bien d’autres combats.

Le gouvernement Hollande-Valls a perdu toute légitimité : après avoir fait passer sa loi avec le 49-3, il est au plus bas dans les sondages. La répression est sa seule solution pour tenter d’empêcher les mobilisations sociales et de se maintenir à flots.

Pour celles et ceux qui refusent cette politique, il n’y a qu’une voie : construire le rapport de forces, que les exploitéEs relèvent la tête. La mobilisation aux cotés des « arracheurs de chemises » d’Air France, des salariéEs d’Alstom le 27 septembre, des zadistes de Notre-Dame-des Landes le 8 octobre, le soutien aux Goodyear contre la répression à Amiens le 19 octobre sont nos prochains rendez-vous pour nous rassembler contre toutes les répressions. 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #loi travail

Publié le 19 Septembre 2016

Congrès de l'Association des Régions de France

Rendez-vous au côté des camarades de la Marne et de la région Grand-Est au centre des congrès de Reims pour accueillir Manuel Valls qui clôturera le congrès de l'association des Régions de France et ceux qui veulent défendre la région, le rural, les services publics, etc....

 

 

29 septembre 15h30 Centre des Congrès à Reims.

 

 

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales

Publié le 18 Septembre 2016

Manifestation du 15 septembre Manifestation du 15 septembre
Manifestation du 15 septembre

Retour aux affaires pour l'intersyndicale ardennaise avec notamment notre camarade Jeremy du collectif qui a participé à l'interview de la radio RVM  http://www.rvm.fr/articles/mobilisation-contre-la-loi-travail-dans-les-ardennes.html (cliquez sur ecouter le fichier audio sous la photo du lien).

 

150 personnes étaient présentes pour montrer notre refus de voir cette régression du droit du travail.

 

Certainement la manifestation la plus tranquille depuis le début des actions contre la loi El-Khomri et pourtant sur notre parcours la permanence du PS local était sous bonne escorte policières.

 

Maintenant les questions doivent se poser sur la continuité du mouvement , et les actions que peut proposer la CGT pour l'abrogation de la loi.

 

Au passage j'ai pris les quelques clichés sur le blog //www.cgtcg08.com/ des camarades de la CGT du Conseil Departemental des Ardennes, du camarade Fabien T. et de la camarade Michèle Leflon //micheleleflon.hautetfort.com/. (Si d'autres camarades ont des photos de la manifestation n'hésitez pas à nous contacter. Merci à vous.)

 

 

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales, #loi travail, #collectif jeunes

Publié le 13 Septembre 2016

Complémentaire Retraite des Hospitaliers

Un deuxième plan de sauvegarde en 8ans

La Complémentaire Retraite des Hospitaliers (La CRH) est une retraite par « pure capitalisation », elle est souscrite dans les établissements, individuellement et volontairement, par certain-e-s agent-e-s (titulaires et contractuel-le-s) de la Fonction Publique Hospitalière. Elle est commercialisée par le CGOS, mais est gérée par le groupe assurantiel Allianz, géant mondial de l’assurance. Il s’agit donc d’un fonds de pension…

Pour la CGT, seul le régime par répartition peut assurer, par le biais de la solidarité intergénérationnelle, des pensions qui, même si elles sont loin d’être suffisantes, ne sont pas soumises, comme les retraites par capitalisation, à de tels revirements dûs à l’environnement économique.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #santé, #retraite

Publié le 12 Septembre 2016

Assemblée Générale de rentrée du 1er septembre

Assemblée Générale de rentrée du 1er septembre

C’est la rentrée !

 

Sortons les cartables, les cahiers revendicatifs !

 

Loi travail-Emploi-Salaires-Temps de travail-Services publics

 

LE 15 SEPTEMBRE

 

Rassemblement intersyndicale 13h 30 devant la préfecture des Ardennes

 

Une délégation de l’intersyndicale demande une audience au Préfet de 14 h à 14h 30 pour déposer une motion.

 

Départ de la manifestation 14h 30 vers la place Ducale

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales, #loi travail

Publié le 21 Août 2016

Souvenir: Manif du 28 avril contre la loi travail Charleville

En rappel aux multiples manifestations que la CGT des Ardennes a méné voici un petit résumé de deux vidéos qui ont été publiées par le compte de l'Ardennais-L'Union le journal régional.

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #luttes locales, #loi travail, #ud

Publié le 21 Août 2016

Crédit Photo: Dimanche 24 juillet, Würzburg résiste au racisme. DR

Crédit Photo: Dimanche 24 juillet, Würzburg résiste au racisme. DR

Ceci est un article de libre expression qui ne concerne et n'engage la CGT ni directement ni indirectement.

Ce dimanche 24 juillet, l’opinion publique allemande a appris de nouvelles actions violentes, dans lesquelles des réfugiés récemment arrivés dans le pays étaient impliqués...

Alors qu’à Reutlingen, au sud-ouest du pays, un Syrien a attaqué une femme avec une machette (il n’y aurait aucun contexte idéologique, mais il s’agirait d’un « crime passionnel » selon le jargon de la police), une explosion a fait un mort – son auteur – et douze blessés. L’attentat, commis à Ansbach, en Bavière par un autre ressortissant syrien, était dirigé contre un festival de musique. Un lien avec le courant djihadiste et le prétendu « État islamique » ne serait « pas exclu ».

Il est trop tôt pour en mesurer les conséquences politiques à court et moyen terme. Jusqu’ici, le débat alimenté par des crimes précédents était tendu, mais n’avait pour le moment rien à voir avec l’hystérie politique actuellement mise en scène en France. À l’heure où Nicolas Sarkozy évoque une« guerre totale », François Fillon une « guerre mondiale » et où le député LR Georges Fenech propose« un Guantanamo à la française », le débat allemand semble jusque-ici presque marqué par la modération. Certes, au royaume des aveugles, le borgne fait figure de roi...

Trois jours après l’attentat meurtrier de Nice, l’Allemagne avait elle aussi connu une attaque horrible. Certes, il n’y a pas eu de dizaines de morts comme sur la Côte d’Azur, mais l’acte violent d’un adolescent de 17 ans de nationalité afghane, arrivé en Allemagne comme réfugié mineur isolé, a tout de même produit des images sanglantes. Brandissant une hache à bord d’un train régional à proximité de Würzburg (Bavière), il a blessé cinq personnes, dont quatre appartenant à une même famille chinoise en voyage.

Les réactionnaires à l’offensive

Les tenants d’un discours amalgamant délibérément « immigration » et « terrorisme » ne manquent pas en Allemagne. Ainsi l’hebdomadaire d’extrême droite Junge Freiheit (« Jeune Liberté », plutôt national-conservateur et intellectuel) a actuellement titré en Une sur « Cette terreur importée ». Un titre suggérant évidemment un lien entre les événements de Nice, de Würzburg et l’immigration.

Sur son blog, l’avocat et journaliste Nicolaus Fest durcit encore plus le ton. Fest a été pendant quelques mois, en 2013 et 2014, rédacteur en chef adjoint du journal tabloïd dominical Bild am Sonntag. Bien qu’il s’agisse d’un journal ancré à droite souvent qualifié de « populiste », Fest a quitté son poste en septembre 2014, après avoir publié deux mois plus tôt un article hostile aux musulmans « non intégrables à cause de leur culture ». Au sein de la puissance économique hégémonique en Europe, la maison de presse aux forts tirages veille aux équilibres politiques...

Et depuis, le discours public de Nicolaus Fest s’est encore radicalisé. Dans un récent article publié sur son blog, il prend prétexte de la tuerie de Nice ou de l’agression de Würzburg pour inciter à la haine contre les populations musulmanes. Il écrit ainsi : « L’islam n’est pas raisonnablement séparable de l’islamisme. (…) La terreur vient bien directement de l’islam. »

Mais de telles voix sont heureusement minoritaires à l’heure actuelle. La chancelière Angela Merkel a bien pris soin de déclarer, tout en condamnant évidemment l’attaque de Würzburg, à travers son porte-parole Steffen Seibert : « L’acte horrible d’un individu ne peut pas jeter le discrédit sur un grand groupe humain » (parlant des musulmanEs). Lundi 25 juillet, le ministre de l’Intérieur lui-même, Thomas de Maizière, un homme de droite, a déclaré : « Nous ne devons pas porter de soupçon généralisé contre les réfugiés, même s’il y a des procédures qui sont engagées dans des cas isolés. »

Il faut donc espérer que le climat général ne bascule pas à cause des nouveaux événements du week-end dernier.

Bertold du Ryon

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #actualite, #internationale, #allemagne

Publié le 21 Août 2016

El Khomri veut la peau du délégué CGT

Le ministre du Travail a validé le licenciement du salarié protégé d'Air France accusé d'avoir arraché la chemise de son DRH, Xavier Broseta, en octobre dernier, alors que l'inspection du travail avait ordonné la réintégration du DP à la compagnie aérienne...

Y voyant une "attitude revancharde", la CGT annonce "étudier tous les recours possibles" pour faire annuler une décision" proprement scandaleuse".

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Rédigé par Collectif Jeunes CGT 08

Publié dans #air-france